mardi 6 mars 2012

Quoi de neuf ?


Un mois que je n'ai pas posté de billet.
Quoi de neuf ? Pas grand chose. Des petites choses. J'ai travaillé, ce n'est pas nouveau, avec des bénéficiaires que j'avais déjà le mois précédent, encore moins de nouveauté, donc.

Je me suis désinscrite de Pôle Emploi (le 27 février, ça n'est pas loin...).

J'ai suivi une formation de Sauveteur Secouriste du Travail (SST) au GRETA, et je devrais recevoir bientôt ma carte. Il faudra revalider tout ça tous les ans (j'espère que j'arriverais enfin à faire gonfler les poumons d'Oscar le mannequin). Mais je reviendrais sans doute sur ce stage de deux jours, première vraie occasion de rencontrer des collègues.

J'ai apporté des biscuits à ma voisine espagnole de 72 ans, et je me suis confiée à elle pour lui faire comprendre que certaines choses me sont parfois difficiles, et pourquoi. Étonnée, elle m'apporte son soutien, sans pour autant être envahissante. Elle est adorable. J'y suis encore allée mercredi dernier, car j'avais fais des choux garnis à la crème au beurre, pour ma participation à Culinoversion...

Quoi d'autre?

L'anxiété, encore et toujours... La trachée qui me brûle à force que je retienne ma respiration ou que je respire seulement superficiellement. Les soupirs quand je reprend mon souffle après l'avoir bloqué sans m'en rendre compte. Les douleurs. La fatigue. Les coliques...
Les crises de larmes, parfois, comme ça, alors que je vais travailler, ou que je suis en train de cuisiner, parce que d'un seul coupe je ressasse une anecdote vieille de 20 ans. Et je culpabilise de ne pas avoir su dire à mes parents mes peurs, mes angoisses, et d'avoir peut être tout gâché, tout loupé, à cause de ma honte et de mon sentiment d'être "comme ça", étrangère au monde pour toujours, sans pouvoir rien y faire.

Parler à mes parents, il y a un mois, ça a été une grande chose, mais ça n'a pas été sans séquelles, sans conséquences. Avant je souffrais déjà de mon passé, pour des tas de raisons... s'y sont ajoutées d'autres raisons encore... tout ce que j'ai "loupé" parce que je n'ai pas su, pas pu, pas voulu leur dire, leur faire comprendre vraiment que j'étais en souffrance, comment, pourquoi...
Mais je n'avais pas les mots, alors. Juste les maux. Qui se sont amplifiés, jours après jours, insidieusement, mêlés à d'autres problèmes, et dilués, minimisés, effacés devant cette sorte d'indifférence. À quoi bon dire qu'on a mal, si c'est pour être tournée en ridicule ("quand tu auras mal nul part, tu nous préviendra").
♦♦♦

Hier l'Université de Poitiers m'a contactée pour savoir ce que j'étais devenue (moi et mes condisciples diplômés en 2009). Étude statistique. Questionnaire à réponses préformées. Nous nous sommes éloignées un peu des cases à remplir, avec mon interlocutrice. On a discuté, de façon fort sympathique. Je suis un cas un peu à part. J'ai une licence de droit, mais je suis employée à domicile, sans aucune fonction d'encadrement, à un temps partiel choisi, sans prétentions salariales. C'est le genre d'informations qui font se poser des questions. J'ai parlé anxiété et phobie sociale, bien entendu, mais avec humour et espoir, sans apitoiement.
Cette conversation m'a fait du bien.

Quoi de neuf?
Pas grand chose.
Tout est (déjà) vieux.
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