lundi 4 juillet 2016

En plein syndrome d'arrêt du Déroxat, youhou!!!

Ceci est un billet mi figue mi raisin...

Je suis en fin de sevrage du Déroxat (Paroxétine, en générique), après une diminution très lente, un passage à 10 mg, puis 10 mg un matin sur deux, et enfin, rien.

Ben j'ai le désagréable honneur de vous dire que je vis actuellement ce qu'on appelle un syndrome d'arrêt des inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine (ISRS, pour les intimes).

Et c'est pas joli joli.

Mercredi dernier, comme j'avais des symptômes de "réapparition de la dépression", ma psychiatre a envisagé de ré-augmenter le dosage de mon traitement.

J'ai bien fait de refuser.

Après plusieurs jours de léthargie, avec des cauchemars hyper réalistes et flippant, des suées nocturnes et des démangeaisons, des engourdissement de la bouche et de divers membres, etc, j'ai fini par aller demander à Google ce qui m'arrivait.

Après avoir flippé un peu sur un éventuel lymphome (sueurs nocturnes et démangeaisons), j'ai fini par chercher "sevrage Deroxat" (je précise que ce lundi, ici, c'est "santé morte", donc pas de médecin généraliste...)..

Je n'ai pas été déçue des résultats de mes recherches.

Wikipédia expose le problème du syndrome d'arrêt des antidépresseurs en long, en large et en travers.
Par ailleurs, j'ai découvert que de nombreuses pétitions à travers le monde demandent le retrait du marché du Deroxat, précisément en raison de l'intensité du syndrome d'arrêt qu'il provoque, ainsi que de sa durée potentielle (plusieurs mois chez certains patients!!!).

La bonne nouvelle, c'est que d'un état d'abattement profond, je suis passée à un état d'euphorie impressionnant.
Gnarf!
Le syndrome d'arrêt des antidépresseurs désigne l'ensemble des symptômes qui peuvent apparaître à la suite de l'arrêt brutal, ou une réduction marquée d'un traitement antidépresseur, qui a été pris pendant au moins 4 semaines. Le syndrome d'arrêt des antidépresseurs dépend des propriétés pharmacologiques des molécules sans lien direct avec leurs effets sur la dépression.
De telles réactions sont rapportées avec les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), notamment avec la paroxétine (Deroxat). Les symptômes les plus fréquents sont: vertiges, nausées, léthargie et céphalées. Anxiété, paresthésies, lipothymies, troubles de l'équilibre, tremblements, sudation, insomnie, agressivité, courbatures, confusion, cauchemars, troubles de la concentration.
De tous les inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine (ISRS), la paroxétine est celui entraînant le plus d'effets de sevrage.

En 2002 la FDA a publié une alerte produit concernant la paroxétine, au regard des symptômes sévères de sevrage que l'arrêt du traitement peut provoquer chez certains patients.
Le syndrome d'arrêt peut se produire plusieurs semaines après l'arrêt du traitement et le syndrome d'arrêt peut persister jusqu'à 2 mois après l'arrêt d'un traitement antidépresseur...
Le syndrome prolongé de sevrage concernant les antidépresseurs, est l'expérience des symptômes de discontinuation longtemps après l'arrêt du traitement(plusieurs mois, voir années). La paroxétine semble être particulièrement difficile à arrêter et un syndrome prolongé de sevrage durant plus de 18 mois a été rapporté avec la paroxétine.

Ben heureusement qu'on a commencé le sevrage il y a 6 mois...

Pour moi, le Deroxat, c'est un peu ce smiley... Un taré dangereux !!!


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