Grâce à mon père, j'ai obtenu hier des éléments d'éclaircissement sur le récit qu'Alain me faisait de sa vie.
En particulier au sujet de sa scolarité secondaire.
Je rappelle qu'Alain me disait avoir été scolarisé au collège (puis au lycée) Emile Combes à Pons. Il ne pouvait pas, ou difficilement, être envoyé au collège de Saintes, plus proche, du fait du défaut d'infrastructures de ramassage scolaire normalisé dans les années 1950-1955, l'empêchant d'aller à Saintes. Il avait été interne, de ce fait, au lycée technique Emile Combes.
Toutefois, je suis de nature à chercher à véritablement comprendre le fond des choses et à fouiller dans l'histoire.
J'ai donc croisé l'histoire des bâtiments avec la réalité de son vécu, et le résultat me semblait initialement être un décalage entre la réputation d'excellence du lycée Émile Combes et la barbarie de l'internat qu'il m'avait décrit, qui ne pouvait initialement s'expliquer que par une dissimulation de lieu.
Il est important de souligner que l'établissement public Émile Combes a toujours été une figure de proue de la laïcité et de la séparation de l'Église et de l'État, alors même qu'Alain m'avait décrit un internat qui était son exact opposé idéologique. Cela me paraissait aberrant, jusqu'à ce que je me penche sur l'histoire de cette cité scolaire...
En cherchant méticuleusement des informations sur l'établissement scolaire Émile Combes, à Pons, j'ai trouvé des réponses cohérentes.
Alain ne s'est pas acheté une respectabilité laïque et républicaine.
Il n'a en effet pas été placé par sa famille (très catholique) dans un système de "dressage" religieux.
En réalité, du fait de la très forte tradition religieuse, héritée des siècles précédents et de la vétusté des locaux, le récit d'Alain était en réalité et malheureusement strictement exact. Ce n'est qu'en 1965 que la cité scolaire a été reconstruite, remplaçant les anciens locaux dont j'ai trouvé un bref historique dans un article de Sud Ouest:
En réalité, du fait de la très forte tradition religieuse, héritée des siècles précédents et de la vétusté des locaux, le récit d'Alain était en réalité et malheureusement strictement exact. Ce n'est qu'en 1965 que la cité scolaire a été reconstruite, remplaçant les anciens locaux dont j'ai trouvé un bref historique dans un article de Sud Ouest:
Le 9 novembre 1822, le Petit Séminaire de Pons ouvre ses portes. Cet établissement diocésain est établi sur l’emplacement de l’ancien couvent des Cordeliers, fondé en 1252 par le sire de Pons. Deux cents ans après, le lycée de Pons accueille des centaines d’élèves sur le site de l’ancien couvent.Au cours de ces deux siècles, l’établissement pontois a changé. Religieux jusqu’en 1909, le vieux collège s’est fortement développé et embelli à partir de 1838, date à laquelle il commence à préparer au baccalauréat. En 1908, l’école primaire supérieure professionnelle (EPSP) de garçons s’installe dans les locaux laissés vacants après l’expulsion de l’institution Notre-Dame de Recouvrance de Pons en application de la loi de séparation des églises et de l’Etat. L’enseignement technique y fait son apparition. À partir de 1965, une nouvelle cité scolaire est édifiée sur l’emplacement de l’ancienne école pontoise.
Source: Sud Ouest 8 avril 2022 Pons : le lycée expose ses deux siècles d’histoire au Donjon
Comprenez que je ne remet pas les récits d'Alain en question par plaisir de démontrer qu'il mentait.
Ce que je cherche avant tout, c'est la compréhension et la reconstruction d'une forme de cohérence dans des récits qui en manquaient parfois singulièrement.
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