samedi 3 janvier 2026

9 ans, 4 mois et 13 jours

La succession de Alain METAYER est ouverte depuis 9 ans, 4 mois et 13 jours.

Celle de Alain METAYER, né à MONTILS (17800), le 23 août 1948, décédé à ANGOULEME (16000) le 20 aout 2016.

C'était un monstre.

Pas un monstre hideux, avec une tête sur laquelle on peu lire malveillance et perversité.
Non, sa monstruosité, elle était cachée.
Dissimulée sous des nappes d'apparences soignées et de manipulation.
Il était pourtant intrinsèquement toxique.
Mais suffisamment intelligent pour faire croire aux autres que c'était une vue de l'esprit.

J'ai vécu avec lui. Je me suis pacsée avec lui. Je me suis mariée avec lui. Je l'ai laissé me détruire.

Il m'a imposé un système totalitaire, avec suffisamment d'intelligence pour que je me laisse faire.

Isolement social et familial:
Réduction systématique du monde à ses seuls jugements et convictions, à ses seules habitudes, à ses seules volontés.
Il a fait en sorte de saboter mes liens familiaux, sociaux, professionnels...

Manipulation et distorsion de la réalité :
Utilisation de sa grande intelligence pour nier mes ressentis et influencer ma perception du monde et de moi-même, me faisant douter de ma propre légitimité.

Contrôle coercitif et asymétrie de pouvoir :
Routines extrêmes, présentées comme la norme, exploitation de ma situation de handicap psychique, dont il avait pleinement conscience, et de ma vulnérabilité financière, me privant de dignité et de moyens de subsistance.

Privation d'intimité et promiscuité forcée :
Imposition de périodes de vie sans aucun espace d'isolement possible (une forme de torture sensorielle pour mon profil d'anxiété généralisée).

Contrainte par la terreur et la violence :
Menaces de d'abandon, pressions psychologiques, aggresions verbales durant des heures et aboutissant à des privations de sommeil...

Double vie et secrets occultes :
Dissimulation de ses activités criminelles (pédophilie) sous une façade de respectabilité, créant un environnement de mensonge total.

Somatisation forcée :
Création d'un climat de stress chronique si intense qu'il a entretenues voire provoqué des réactions physiques de défense (vulvodynie, ulcères, hyper-vigilance musculaire).

Il est décédé et j'ai du passer de longues heures en compagnie de son cadavre.
Les services funéraires m'ont appelée avec prévenance, durant les jours suivant, s'inquiétant du fait que je n'étais pas venu le voir. J'ai été obligée de leur dire que je ne viendrais pas.
Je voulais que les obsèques se déroulent de façon correcte. Mes parents ont du me décourager de dire la vérité sur lui, tronquant le texte que j'avais écris et que j'ai, de toute façon, été incapable de lire.
Je me suis effondrée et j'ai été hospitalisée une nouvelle fois à la Villa Bleue.
À ma sortie, mon père m'a dit que Minou et Anne s'étaient opposées à ce que l'urne contenant les cendre d'Alain reposent dans la tombe de leur parents. Le motif? Il avait abusé d'elles quand elles étaient enfant.

J'ai déjà écris sur mes découvertes, dans ce fameux disque dur de sauvegarde... Je crois?
Je ne sais plus quand. J'étais encore dans l'appartement 167.
Je n'avais pas pu déverrouiller le PC d'Alain et donc fouiller ses fichiers, comprendre. J'ai fini par le formater avant de le porter à la déchèterie. Mais il y avait ce disque dur de sauvegarde. Massif. Lourd. Effrayant. Un après midi, je me suis plongée dedans. Les noms des fichiers étaient codés. Athanar. Ce mot me reste en arrière gorge. Des photos. Des photos pornographiques homosexuelles, gérontophiles voire zoophiles. Je ne voulais pas regarder, je faisais défiler parce que j'avais une conviction que je voulais vérifier. J'ai mis du temps à décrypter les noms des dossiers. Certains ne contenaient que des liens vers des sites qui n'existaient déjà probablement plus. Et puis j'ai trouvé ce que je cherchais. J'ai failli vomir.
Je suis passer aux fichiers texte.
Au début, je n'ai pas compris. Les prénoms, je les connaissais. Lola, Bernard, Annicka, Tony, Melody... Sauf que les histoires racontées n'étaient pas celles de mes correspondants. J'ai même trouvé des éléments de ma propre histoire dans ma lecture en diagonale. Selon les fichiers d'archivages des correspondances, les histoires de vie changeaient, même.
J'ai compris à quel point il m'avait menti et manipulée.
Jusqu'au bout, pourtant, je lui ai demandé le véritable nom de Lola et Bernard et il a eut le culot de scander, de sa voix brisée et saccadée par la maladie "je l'ai jamais su" alors que c'était lui, ces gens là! c'étaient des incarnations de ses désordres moraux et de son gout pour la manipulation! Des alias et des avatars. Alain était un marionnettiste. Il brisait les gens et s'en servait ensuite comme de pantins.

Le jugement rendu par le TJ d'Angoulême le 23 janvier 2020 (N° RG 17/02381 ; N° Portalis DBXA-W-B7B-EI) portait sur la façon dont la succession devait être répartie... Cette procédure, je m'en serais bien passée, mais elle a le mérite de m'avoir donné, ainsi qu'à son fils cadet, l'occasion de démontrer à la justice à quel point Alain était un monstre. Un pervers narcissique manipulateur doué d'une grande intelligence, n'hésitant pas à mentir, à voler et à exploiter les autres pour voir ses intérêts avantagés. Mais surtout, c'était un pédophile. Il a abusé de ses fils, et avant eux, de certaines de ses sœurs (à 19ans, il a abusé d'une de ses sœurs cadettes, alors âgée de 6 ans).

Toute sa vie, il a menti et manipulé son entourage, en grande partie pour pouvoir asseoir son emprise et pouvoir librement abuser sexuellement des enfants à sa portée. Il a agressé certaines de ses sœurs, ses fils ainsi que les filles de la compagne avec qui il a passé 20 ans. J'ai la conviction profonde qu'à l'aide de ses compétences en informatique, il a également contribué au développement de réseaux d'échanges de photos pédopornographiques sur Internet.

Il m'a fait subir des violences intolérables, mais qui restent presque anodines en comparaison de ce qu'il a fait subir à tous ces enfants qu'il a lui même abusé ou contribué à faire abuser.

Sur la fin de sa vie, à plusieurs reprises, il a essayé de pousser au meurtre plusieurs de ses proches, dont moi et son fils, ne réussissant qu'à nous terroriser, nous donner envie de mettre fin à nos jours et nous faire fuir loin de lui.

L'inertie de cette succession, qui se prolonge maintenant depuis 9 ans, 4 mois et 13 jours est devenue insupportable!

Du vivant d'Alain, à ce que je sache, je suis la seule à avoir porté plainte contre lui. Pour maltraitance conjugale. Cela a aboutit à un non lieu à statuer, la situation de violence ayant prit fin (j'ai quitté le domicile pour partir en hospitalisation à la Villa Bleue, principalement parce qu'il avait commencé à me demander de le tuer). Ces 15 mois de vie séparée, exclue de mon propre domicile, se sont passées dans la douleur, car il m'avait prit ma dignité et réduits tous mes moyens de subsistance. En situation de handicap, je ne pouvais pas percevoir mon AAH et j'étais obligée d'être hébergée par ma famille.

Nous sommes plusieurs à avoir vécu une décompensation amnésique, le jour de son décès ou durant les semaines et mois qui ont suivi. Certaines des victimes, faute de pouvoir s'en prendre à cet auteur décédé, on essayé de rejeter la faute sur moi, m'accusant sans détours d'avoir été complice de crimes dont je n'avais pas la moindre connaissance.
Les choses se sont décantées. Nous sommes désormais alliés face à cette injustice qui perdure, encore, à ce jour.

À l'inverse, une personne en qui je voyais une alliée s'est avérée être en réalité une manipulatrice. Je ne connais pas ses motifs. Se voile t'elle la face ou agit elle sciemment? Je ne saurais le dire. En tout cas elle a contribué à l'enlisement de la situation.

Tout ça doit cesser.
Nous avons droit à la parole, comme nous avons le droit de laisser tout ça derrière nous.

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