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dimanche 8 mars 2026

Chronique d'une démolition involontaire

Pour elle, le "bien" est une intention.
Pour moi, il s'agit davantage d'actes et de conséquences positives. Ça a toujours été une évidence, alors même que... Ces deux conceptions des choses ont toujours coexisté dans ma vie, à l'intérieur de ma cellule familiale. Ce qui est très perturbant, je ne vous le cache pas.


J'ai besoin d'explorer cette dualité de concept, ce paradoxe avec lequel j'ai dû apprendre à vivre, depuis mon enfance.

J'ai dû accepter qu'on peut profondément aimer quelqu'un, tout en ayant conscience que sa présence est une force de démolition. Quand c'est un membre de sa famille, à qui on tient, c'est difficile voire impossible de rompre les ponts pour se protéger. En tout cas, ce n'est pas mon choix.

"Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse", vous connaissez?
Une règle de base de la vie en société et en collectivité. Certains l'appellent même "la règle d'or".

Mais... Est-ce qu'on a toujours vraiment conscience de ce qu'on fait aux autres?
Et quelles sont les interprétations acceptables de ce fondement du vivre ensemble ?
Car il y en a, des possibilités. Comme avec toute règle, quelle qu'elle soit...

La pire que je connaisse, c'est la transposition par inversion de la règle.
C'est un mode de préservation de soi. Certainement pas par égoïsme... Plutôt dans une quête d'amélioration ou de préservation de son estime de soi.

Inverser cette règle d'or ? Dans quel sens ?
Il s'agit de penser ainsi :
"Je vais agir de cette manière, parce que je souhaiterais que pour moi, on le fasse... Donc si je ne le fais pas, je suis une mauvaise personne".

Il existe une intention de faire le Bien. Mais aussi de se préserver, de protéger son égo, la vision qu'on a de soi-même.
Cependant il y a finalement une perversion de la règle.
L'inversion "ne pas faire" versus "faire" ouvre en réalité, de mon point de vue, la porte à de nombreux comportements délétères car portés par des théories, des possibles et des croyances, et non par des faits.

C'est un mécanisme de trahison, de changer cette perspective.
Au sein d'une famille, cela crée forcément un déséquilibre.

Une autre interprétation peut aussi conduire un ou plusieurs des parents à se donner de "bonnes" raisons de ne pas s'en tenir strictement à cette base. On peut se dire que c'est pour assurer une bonne éducation, pour inculquer des limites...
Tous les parents responsables et aimants essaient de jongler au mieux entre épanouissement et cadres clairs. C'est humain.
Mais il se peut que certains basculent sans s'en rendre compte vers l'utilisation d'une sorte de morale "universelle" (le Bien) comme moteur, tout en se permettant de s'en affranchir par moment. Pour tout un tas de raisons, qui auront cependant une conséquence non négligeable : la confusion.

Que ce parent ou ce proche ait l'intention ou pas de relégué "ne fait pas à autrui ce que tu ne souhaites pas qu'on te fasse" importe peu: les faits sont là, avec leur cortège de conséquences.
Une chose compte énormément pour moi: l'éthique.

L'éthique familiale d'un parent qui fait des entorses à visée éducatives, en conscience, tout en faisant en sorte de rester juste avec son enfant, c'est le dur travail d'educateur.
Admettre qu'en effet, avec la meilleure volonté du monde, on peut blesser les autres, y compris ceux qu'on aime, c'est aussi une preuve d'amour.

Ne pas admettre, en dépit des signes, indices, déclarations ou preuves qu'on s'est montré injuste, négligent, violent verbalement ou psychologiquement (voire plus), c'est un manque d'éthique et d'honnêteté, vis à vis de soi-même, de son enfant et des tiers.

Car s'efforcer de ne pas faire aux autres ce qu'on ne souhaite pas qu'on nous fasse implique une réciprocité collective.

Ce passage d'une éthique de réciprocité à ce qu'on pourrait appeler la Règle du Narcisse c'est la passage du respect de tous à une projection où l'autre n'est plus un sujet, mais un réceptacle pour ses propres fantasmes de bonté ou d'altruisme.
On souhaite être reconnu comme tel, alors on agit dans ce sens. Sans forcément se préoccuper de savoir si l'aide qu'on fourni est désirable, adaptée ou même adressée à la bonne personne.

Le "bien" ne peut pas réellement exister, dans ce contexte, puisqu'il est idéalisé selon des critères personnels trop autocentrés pour voir les besoins des autres.
On est pas dans l'empathie, lorsqu'on se projette "à la place" d'un autre (dont l'histoire, la personnalité, les émotions sont par nature différentes). C'est une projection, qui peut conduire à des réactions et interventions en décalage avec les vrais besoins de cet autre. 

Ce glissement est dangereux parce que "Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse" pose théoriquement une limite.

Une limite sert normalement à définir un cadre, et en l'occurrence, elle sert à freiner l'impulsion de nuire.

Mais si la limite se meut en "je dois agir parce que je ne souhaiterais pas ça pour moi", elle devient une injonction. Or, elle peut insidieusement mener à une ingérence nuisible et destructrice.

Cette injonction à agir est alors fondamentalement basée sur une croyance qu'on défend le bien-fondé de la règle. "Je fais ça parce que je souhaiterais qu'on le fasse pour moi".
C'est narcissique. Pas forcément égoïste : on ne se focalise pas sur soi, mais en quelque sorte sur sa valeur d'être humain, en agissant. On veut aider le Monde, la Société, agir sur une problématique. Pour le bien de tous. Ou pour une personne en particulier.

L'Enfer est pavé de bonnes intentions.
En agissant "pour se sentir bien avec soi-même" de cette manière indirecte, on peut toutefois en venir à oublier de tenir compte des autres, dans leur globalité.

Selon moi, le Bien et le Mal ne reposent pas sur ce que les uns et les autres perçoivent (subjectivité), mais sur des faits étayés, sur du pragmatisme et sur une bonne connaissance des tenants et aboutissants des situations, dans leur diversité foisonnante (objectivité).

J'ai grandi dans la complexité du "fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais".
Je ne devais pas parler fort, je devais garder mes affaires rangées, être à l'heure, ne pas se montrer agressive, me montrer patiente, partager mes affaires, ne pas les laisser traîner n'importe où, faire preuve d'équité, respecter le droit à l'intimité, frapper à la porte et attendre qu'on m'invite à entrer, et bien entendu, ne pas faire aux autres ce que je ne souhaiterais pas qu'on me fasse...

Sauf que voilà : j'avais régulièrement les contre-exemples de ces règles qui m'étaient prescrites, sans que j'arrive à comprendre pourquoi elle, elle pouvait le faire, sans que moi j'ai le droit de manifester mon irritation et mon sentiment d'injustice, quand elle me reprochait d'être le miroir de ses comportements. Il n'était pas accepté que je m'énerve, que je proteste et déraille. 

Je n'avais pas encore ce mot dans mon vocabulaire, mais en gros, je ne comprenais pas pourquoi c'était sur moi qu'on faisait peser la "responsabilité" d'être dysfonctionnelle, et pas sur elle.

En vérité, nos fonctionnements diffèrent énormément, en dépit de quelques ressemblances.

Après tout, nous sommes mère et fille.

Seulement voilà : je suis hypermnésique et les paroles qui me sont dites, et la façon dont elles me sont dites s'impriment de manière quasi définitive dans mon être. La façon dont je les reçois, en tout cas, avec les émotions et tout ce qui s'ensuit. Il y a donc un mélange objectif de ce qui a été dit et subjectif, de la façon dont je reçois les choses, avec les émotions qu'elles génèrent en moi. C'est cet ensemble qui reste imprimé en moi. Sans chronologie.
Je ne fais pas partie des gens qui se souviennent littéralement de tout, dans l'ordre où les choses se sont produites. L'émotion remplace la chronologie dans mon esprit.

À cause de mes valeurs personnelles, j'essaie de privilégier mes intentions, dans mes interactions avec les autres. Je n'aime pas nuire aux autres et il m'est toujours pénible de constater que de nombreux êtres humains ne s'encombrent pas de ce genre de considérations. Je ne cherche pas particulièrement à faire le Bien. Juste à être fidèle à ce que je ressens, à ce qui me semble positif et aidant, quand c'est possible. Parfois simplement à conserver une neutralité de nature à ne pas "donner tors ou raison" à des parties en présence dont je ne connais pas ou ne comprend pas les dynamiques. C'est souvent difficile, car j'ai généralement envie d'aider. Mais souvent l'écoute positive et la reformulation est plus importante que toute action "partisane".

Se placer dans une position de protection vis à vis des autres, c'est parfois agir contre leur autonomie. Les actions, qu'elles soient physiques ou psychologiques peuvent devenir des poisons. Il n'y a alors aucune intention de nuire, mais le résultat est là: la situation est finalement dégradée et la confiance, rompue.

La sincérité n'est pas une preuve de vérité. On peut être sincèrement destructeur.

J'ai souvent vécu ça. Parce que j'ai reproduit ce que je connaissais, peut-être?
J'essaie de rester attentive à ce travers.
M'émanciper de cette façon d'être.

J'ai dû faire le douloureux deuil de la "Mère Miroir".
Maman et moi sommes profondément dissemblables. Je n'aurais jamais avec elle la relation dont j'aurais eu besoin et que j'aurais aimé avoir.
Elle ne s'en souvient pas, mais moi si... elle a souvent posé ses propres diagnostics sur mes comportements, dans mon enfance et à mon adolescence. Des mots parfois durs, incisifs, blessants. Je ne les citerais pas. Je ne cherche en aucun cas un retournement de situation, ou une vengeance. Les blessures dont elle m'a marquée à vie n'ont jamais été intentionnelles, j'en ai la conviction profonde. Peut être quelques unes, dans des moments où elle traversait elle même des moments de profonde détresse, mais elle ne mesurait alors pas la portée de ses mots ou de ses actes.

J'aurais eu besoin d'un miroir fidèle, pour me construire. Je ne l'ai pas eu. J'ai appris à me construire en dépit de ce manque.
Avec maman , j'ai plutôt eu affaire à la galerie des glaces... miroir déformant, ondulant, concave, convexe. Je savais que ce que je percevais n'était pas fidèle à ma réalité, mais j'ai appris à faire avec. Cependant ça reste douloureux de passer sa vie face à une personne qui me renvoie un reflet déformé. Par moment, en sa présence, je deviens une personne que je n'aime pas, comme si par sa seule présence, le reflet prenait vie, aussi déformé soit-il. C'est une réalité, mais pas une intention. Je sais qu'elle n'a pas conscience de cet effet sur moi, mais je lui en veux, malgré tout, et c'est dur. C'est dur de l'aimer sincèrement et d'avoir ce sentiment de rancune persistant à son égard.

Le deuil de cette mère qui ne saura jamais me voir telle que je suis, c'est celui qui m'a poussée à accepter que le miroir est définitivement brisé et que je dois me construire ma propre image, seule.

L'amour est là, mais il est douloureux. C'est un tiraillement qui me prend aux tripes et vide mes poumons de leur substance vitale. J'ai toujours eu un besoin instinctif de lien. Un lien sans attentes et sans enjeux autres que celui d'être en famille, avec des personnes que j'aime. Mais elle est telle qu'elle est: elle exprime toujours des attentes, souvent sans même s'en rendre compte.
Maman a l'indignation et le jugement facile, et je dépense généralement une énergie folle à rester vigilante pour n'en susciter aucun. Je ne veux pas parler de politique ou d'engagements, pour ne pas m'enliser dans l'écoute de diatribes qui me sont profondément pénibles.

Mon amour se heurte à ce problème récurent: comment aimer quelqu'un dont la vision du monde aboutit trop souvent à une négation de mes besoins intrinsèques?

La confusion des valeurs est un vrai problème dans notre relation.
J'ai trop souvent le sentiment que pour elle, la "vérité" est ce qui cadre avec ses croyances et convictions personnelles et ce qui soutient son récit de "bonne personne".
Pour moi, la vérité est factuelle, historique, non mais tellement subjective que je serai bien en peine de l'identifier.
C'est un choc des mondes entre des combats apparents, visibles, perceptibles par les tiers et par elle-même, et l'Éthique de la réalité: je suis si peu, dans la multitude. S'il te plaît, vois moi telle que je suis, avec mes particularités, mes failles et mes forces, et aime moi, simplement.

L'asymétrie de l'intimité et du respect est quelque chose qui a toujours été très dur pour moi.

Il y avait des prescriptions, liées à la sphère intime, au respect de chacun, à la vie collective, que je tenais pour des règles de conduite (bien que je n'arrivais pas toujours à led respecter, mais dont je comprenais le sens) mais elle, elle ne s'y tenait pas.
Elle, elle pouvait étaler ses affaires partout, entrer dans la salle de bain et me regarder nue sous la douche, empiéter sur nos espaces réservés, à ma sœur et à moi, sans y voir le mal, de même qu'elle pouvait entrer dans ma chambre tout en frappant à la porte, brisant mon intimité sans jamais comprendre l'agressivité qu'elle suscitait ce faisant. Je crois que l'exemple le plus édifiant, c'est de nous avoir appris que notre corps nous appartient ("Ton corps est à toi") tout en se permettant de nous faire  "pouêt-pouet" sur la poitrine ou les fesses ou en nous regardant sous la douche ! Mais me concernant il y a aussi eu le fait de poser ses propres diagnostics sauvages, et me retenir après la classe, parce que j'avais été dissipée et qu'elle voulait éviter que j'aille me planter devant la TV...
Ses intentions n'étaient pas mauvaises. Mais je passais à la moulinette de ses contradictions, qui construisaient une insécurité croissante, renforcée par l'antipathie de mes camarades de classe.

C'est là que j'ai commencé à dérailler. Mon cerveau, câblé pour la logique et l'équité, ne comprenait pas ces failles de cohérence systémique. Quand je manifestais mon irritation, je cherchais à souligner l'injustice. Mais en face, la réponse me faisait me sentir, moi, dysfonctionnelle.

Ce retournement injuste, je n'étais pas armée pour le comprendre, et j'ai sombré, purement et simplement. L'anxiété a prit le dessus sur l'intelligence, je me suis mise à croire et redouter que chaque choix soit une erreur potentielle, et non une opportunité ou une simple alternative, que toute nouveauté était un risque et que même les règles établies et connues pouvaient changer du tout au tout, selon l'humeur de mes interlocuteurs.

J'étais hypermnésique dès la petite enfance et très certainement TDAH voire HPI.

Mais j'ai appris l'inconstance et la culpabilité de ne pas savoir être conforme aux attentes. Quelque chose s'est cassé, en moi 

Ce n'était pas une maltraitance intentionnelle et je sais que ma mère m'aime profondément.
M'identifier, moi, comme dysfonctionnelle, en m'attribuant des traits de personnalité (qui n'étaient que le reflet de ma détresse), c'était sa seule issue pour ne pas devoir admettre qu'elle était l'incendiaire.

L'amour ne peut cependant pas être une excuse.
On peut certes aimer une personne qui nous est toxique, mais cet amour ne doit pas servir de permis de construire pour ses prochaines ingérences.

Or, une chose m'est particulièrement douloureuse dans notre histoire commune, et ça ne remonte pas à mon enfance. C'était il y a une dizaine d'années seulement.

Ma mère était avec moi quand je suis allée au CIDFF des Hautes-Pyrénées, il y a de ça une douzaine d'années. Elle ma entendue mettre des mots sur les violences que je vivais aux côtés d'Alain. Elle a entendu la conseillère me dire "Madame, vous vivez dans une situation de violences conjugales, vous en avez visiblement conscience, mais je sens que vous n'êtes pas prête à partir".

Un ou deux ans après, quand nous étions revenus vivre en Charente, mon mari de plus en plus infirme, mais aussi de plus en plus violent psychologiquement, harceleur, manipulateur et contrôlant, elle a su pourquoi je m'étais sauvée en partant en hospitalisation et en vivant hébergée d'abord par ma sœur puis dans la maison nouvellement achetée par mes parents, à Angoulême.
Mais en dépit de mes demandes répétées de calme, elle venait régulièrement dans cette maison de la rue de la Tourgarnier, débarquant à tout heure, argumentant qu'elle était chez elle (certes, mais je n'avais nulle part où aller ailleurs, moi!). Mon sentiment de sécurité précaire s'étiolait par sa faute, juste parce qu'elle était incapable de comprendre mes besoins fondamentaux.
J'ai fini par aller vivre avec quelqu'un qui me le proposait, simplement pour fuir ce tumulte qui constituait une maltraitance psychique de plus, si peu de temps après m'être extirpée d'une situation similaire.
Elle avait toujours été ainsi, aussi loin que je me souvienne, alors de ça, j'aurais pu ne pas lui tenir rigueur. Elle n'avait pas non plus conscience de mon hypersensibilité lumineuse dans mon enfance, de mon hyperacousie et de ma misophonie, et ne se rendait donc absolument pas compte que, quand elle allait se coucher à 2h du matin, elle me réveillait, car mon hypervigilance me faisait percevoir le rai de lumière sous la porte et le bruit de son pas dans le couloir...

Ce qui est dur et violent, et que j'ai énormément de mal à lui pardonner, c'est d'avoir été régulièrement au chevet de son gendre, mon mari, à la fin de la vie de celui-ci, lui portant des crèmes et des flans, lui offrant une considération qu'elle ne m'accordait en réalité pas, à moi, à la même période.
Par dessus tout, je lui en veux véritablement d'avoir refusé d'arrêter ces visites, quand je le lui ai demandé, à plusieurs reprises. Elle ne se sentait pas bien de l'abandonner.

Il avait fait ses choix. De ma mère, il disait qu'elle était un monstre d'égoïsme et qu'elle était insupportable, que je devais couper les ponts avec elle et autres prescriptions du même ordre.

Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse.

Ne va pas accorder du réconfort à l'homme qui a maltraité ta fille.

Apporte du réconfort à ta fille. Soit attentive aux besoins de ta fille. Ecoute-la et respecte-la quand elle te dis qu'elle a besoin de se sentir en sécurité émotionnelle et sensorielle en vivant dans cette maison que vous avez achetée pour y vivre "dans quelques années".
Ne pousse pas ta fille, par ton indifférence à ses ressentis, à aller vivre ailleurs par dépit et par désespoir.
Et non! n'apporte pas de réconfort à un homme juste parce que tu voudrais qu'on le fasse pour toi si tu étais dans une situation similaire. Parce que tu ne sais en réalité pas qui est cet homme, ce qu'il est, de manière intrinsèque.

Essaie de prendre la mesure de la portée de tes actes quand tu refuse d'arrêter d'apporter du réconfort à cet homme qui a essayé de pousser ta fille au meurtre. L'homme à qui tu offre ton altruisme, lui il a demandé à son épouse, qu'il a toujours su fragile psychiquement de le tuer des heures durant, se lamentant sur sa déchéance jusqu'à ce qu'elle semble céder à sa supplique. Et c'est alors qu'elle s'était résolue à le droguer avant d'appeler le SAMU, qu'il a regardé le ramequin de fromage blanc rose fluo assaisonné de sirop de Théralène qu'il lui a dit avec une froideur immonde "T'es vraiment qu'une salope! tu veux me faire crever!" avec un regard plein de haine et de violence calculée.

Aider cet homme à avoir une fin de vie apaisée, dans un appartement où il m'a harcelée et torturée psychologiquement, où je n'ai pas pu vivre pendant 15 mois, alors qu'il m'avait promis qu'il irait en USLD... m'obligeant, moi, a survivre, à vider mes comptes en banque après m'avoir coupés les vivres, c'était une négation de maon statut de victime.
Que mes belles-sœurs s'en occupent, que des associations ou des salariés s'en occupent, oui. Car je suis pour le droit à mourir dans la dignité.

Mais que ma mère lui assure un confort dont il n'a jamais fait cas à mon égard, c'était une sorte de dépossession de ma propre dignité.

Elle ne se rendait évidemment pas compte de ce qu'elle me faisait.

La plupart du temps, je n'y pense pas.

Mais en ces jours-ci, où cette succession qui traîne depuis plus de 9 ans et demi semble sur le point d'être partagée, la blessure se rouvre.

Tout me revient, alors.
Et je suis à nouveau cette gamine perdue au milieu du tumulte de sa mère, qui ne comprends pas ces contradictions dont on la bombarde, alors qu'elle voudrait juste être aimée.





jeudi 12 février 2026

Troubles du comportement alimentaire

Jeudi 12 février. 00h15

Je ne suis pas chez moi mais avec Gilles.
J'ai du mal à trouver le sommeil.
Mon estomac me gêne.
On a mangé à Buffalo grill pour le dîner: salade de bienvenue (à laquelle j'ai ajouté du psyllium) et burger frites. Pas équilibré et pas assez mâché.

J'ai besoin de remettre en place les choses dans ma vie. L'exercice physique, en salle, à l'extérieur et à domicile. L'équilibre alimentaire. L'équilibre général.

Mais voilà : j'ai des troubles du comportement alimentaire.
Hyperphagie compulsive. Je mange de manière incontrôlable, pulsionnelle, en excès.
Souvent des aliments gras et sucrés, ou sucrés, ou gras et salés, généralement ultra transformés.

Bien que je sache le faire, j'ai énormément de mal, au quotidien, à mal à manger en pleine conscience, en quantité raisonnable et raisonnée.

Quand j'étais petite et jusqu'à mes 22-24 ans, il m'arrivait très souvent de ne pas terminer mes plats au restaurant. Puis j'ai connus les reproches style "tu commande toujours à la carte et tu ne fini jamais tes plats !".

Attention : d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu le bec sucré. Pourtant on ne mangeait guère de desserts à la maison : les fruits venaient invariablement clore nos repas.
Cependant, il y avait la cantine, et les camarades d'école... les bonbons et les "goûters". Il y avait aussi des fruits séchés à la maison, comme des raisins secs ou des abricots secs.
Il y avait aussi la boîte à bonbons et la boîte à biscuits chez mes grands parents maternels, et le placard à biscuits chez mes grands parents paternels.
L'argent de poche m'a assez tôt servit à satisfaire mes envies, si ce n'est pas carrément mes besoins de sucre.
La pâtisserie ménagère familiale également, d'abord avec ma sœur aînée, puis en solo.

J'avais très souvent du mal à terminer mes repas, en famille. Toutefois, j'avais rapidement faim à nouveau.
Mon premier souvenir en la matière me ramène un été. Je devais avoir 5 ou 6 ans, pas plus. Je n'ai pas pu finir mon assiette de ratatouille et pommes de terre. Mes parents ont rangé ces restes dans une boîte au frigo "pour plus tard". Or dans l'après midi, j'ai eu faim et j'ai terminé ces restes, froids. J'ai senti un certain étonnement de la part de mes parents en trouvant la boîte vide dans l'évier. Pas comme si j'avais fais quelque chose de mal mais... j'ai perçu une "différence" chez-moi, en comparaison à un comportement attendu et plus socialement acceptable.

J'ai des souvenirs tristes et blessants relatifs à ma faim, venant généralement de ma grand mère maternelle. Ainsi, si je venais à dire que j'avais faim en dehors des heures des repas, elle répondait "mange ton poing" et je ne comprenais pas bien ses intentions, si ce n'est que je devais faire comme si cette sensation n'existait pas.
Il est important de préciser que ma mamie était née en 1923 et avait 11 frères et sœurs. Par nature, cette grande fratrie, dans un milieu modeste, laissait peu de place aux besoins individuels. Elle reproduisait ce qu'elle avait vécu, avec un lexique affectif limité mais bien réel.

Je ne crois pas que mes parents avaient ce genre de comportement de minimisations de mes ressentis.
De toute façon, à la maison on avait accès à tout : les fruits frais et séchés, le placard avec les goûters, le pain, le réfrigérateur... Et même le verger et le potager, à la belle saison.

Néanmoins, j'avais tout le temps faim.
J'atteignais facilement la satiété, avec un petit estomac. Cependant j'étais affamée une ou deux heures après mon dernier repas. Surtout l'après midi. Je piochais dans ces réserves ou bien je mangeais des tartines de pain beurré couvertes de confiture préparée par mon papa ou de miel (comme je l'avais vu dans Tintin), dès que j'ai été assez autonome pour m'en préparer.

Quand j'ai pu aller à la boulangerie seule, après l'école ou à d'autres moments, à vélo, je me suis focalisée sur les confiseries. J'en voulais toujours plus et je ne savais pas les faire durer.

Je mettais de plus en plus de sucre dans ma boisson du matin.

Puis, comme de nombreuses personnes ayant des dépendances, j'ai commencé à voler.
Une sucette aromatisée cola, dans la boulangerie à Vilhonneur (lors de la grande balade d'arrivée au camp de vacances estival).
Des choco BN en emballage "portion" dans une veste oubliée à l'école de Valence.
Une plaquette de Galak à l'épicerie d'Aunac.

En fait je volais des choses auxquelles je n'avais pas "droit" du fait des jugements sentencieux de ma mère et de l'idée que je me faisais de la bienséance alimentaire.
J'étais tiraillée entre mon envie de sucre et de nouveauté et une forme de loyauté aux idées maternelles (pas de cola, pas de biscuits de marques, pas de chocolat blanc...).

Attention; il n'existait pas de véritables interdits alimentaires à la maison. Simplement il y avait des choses que nous n'achetions pas.
Je les avais intégrées comme proscrites, alors qu'elles ne faisaient simplement pas partie des habitudes alimentaires de notre famille.

À l'adolescence, j'accompagnais régulièrement mon père lors des grandes courses du samedi matin.
J'ai commencé à avoir des audaces, ajoutant au caddie des articles qui me faisaient envie, mais qui ne cadraient pas avec les habitudes de la famille: des yaourts aromatisés, des mélanges de fruits séchés pour apéritif, des snacks divers... Mon père était conciliant et m'a rarement dit non. Je n'en ai pas le souvenir. J'avais en outre de l'argent de poche, que je pouvais dépenser comme je le souhaitais.

J'ai découvert bien des choses au collège. Surtout quand j'avais 3h d'étude le vendredi après midi. La limonade. Le coca sous sa forme liquide. Le pop-corn. Des choses comme ça.

Une chose est claire, au delà de ces événements: j'ai très tôt eu une tendance assez révélatrice à manger seule et en cachette. Il m'arrivait très souvent d'emporter à manger dans ma chambre. J'avais cette faim dévorante, ce besoin irrépressible de manger que je vivais déjà en partie dans la honte et la souffrance.

J'ai compris assez jeune que ma grand mère paternelle était diabétique et que ça avait un lien avec le sucre. Mes parents s'inquiétaient de ma glycémie. Pas de mon addiction à la nourriture (et au sucre en particulier).

Très tôt, j'ai pourtant manifesté les "5 C":
  • Contrôle : perte de contrôle
  • Consommation : envie irrépressible de consommer
  • Compulsion : activité compulsive liée à la consommation
  • Continu dans l'usage
  • Conséquences : un usage continu malgré les conséquences négatives réelles ou théoriques
Mon addiction, c'est moi qui en ait pris conscience, avec la lecture de "Sugar blues : le roman noir du sucre blanc". J'avais environ 14 ans et j'ai entrepris de me sevrer du saccharose.
J'en étais à 7 morceaux de sucre dans un bol de 660ml de thé, le matin. Il m'arrivait très régulièrement d'acheter des sachets de bonbons le samedi et de les enfourner en mode automatique, les uns après les autres, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus dans le paquet. C'est d'ailleurs toujours mon mode de consommation irrépressiblement habituel de ce genre de produits.

J'ai réussi mon sevrage. Pendant un temps.
Je mangeais toujours, cependant, dès que l'envie s'en faisait sentir. Confondant souvent faim et soif, d'ailleurs.
Mon corps était déjà détraqué.

Je dois rappeler que j'ai très tôt eu des difficultés à gérer mon hygiène corporelle et buccale.
C'est encore le cas aujourd'hui.
En réalité, dès qu'on m'a laissé de l'autonomie, j'ai zappé les choses.
Si aujourd'hui j'ai conscience qu'une bouche contenant des résidus alimentaires peut augmenter l'envie de sucre, donner soif ou au contraire la diminuer, ce genre de concept me dépassaient dans mon enfance et mon adolescence. J'avais des caries, ce qui n'avait rien d'étonnant, entre ma consommation intensive et désordonnée d'aliments sucrés et acides, et la façon dont je négligeais ma brosse à dents.

Il y a aussi eut la période au cours de laquelle j'ai commencé à sauter le déjeuner, au collège. Puis au lycée. Au début, l'idée était de passer après les masses, d'éviter la cohue, l'agitation, le bruit, les comportements d'exclusion ("cette place est prise") ou de harcèlement ("bha tu vas pas manger..."[tes frites, ton dessert ou autres aliments à forte appétence]). Puis je me suis laissée glisser vers le jeûne complet, du thé du matin à mon retour à la maison. De ma seconde année de 5ème (13 ans) à la fin de la 3ème (16 ans)
Je rentrais à la maison et me faisais à manger. Au début de dévalisais le placard , et peu à peu je me suis tournée vers le salé, surtout après ma prise de conscience sur le sucre (celle concernant les aliments ultra transformées n'étant pas d'actualité). Dans le meilleur des cas, je dévorais une omelette aux pommes de terre. Sinon c'était souvent un plat préparé en conserve. Les premières fois sans discrétion... Mais constatant que cela paraissait excentrique, j'ai peu à peu essayé d'être plus furtive.

J'ai très longtemps mangé dans le secret, avec la culpabilité d'être décidément trop différente. Je ressentais une profonde souffrance, non seulement physique, mais également psychique, entremêlée à toutes mes autres sources de mal-être.

Vers mes 19 ans, pour la première fois, j'ai essayé de parler de ce problème à une psychologue. J'étais scolarisée au CEPMO à l'époque. Je me souviens encore de la gifle morale reçue ce jour là : "tout le monde grignote un peu, tu sais...". La psychologue n'a pas vu ni compris mon tourment. Peut-être parce que je faisais 65 kilos pour 1,65m, que j'étais bien foutue et que je ne cherchais pas à me faire vomir, ma souffrance n'a pas été prise en compte.

Pourtant mes troubles alimentaires étaient réels.
Dès le collège, j'ai commencé à connaître des épisodes de vomissements récurrents. Régulièrement, le weekend, surtout le dimanche, je faisais des indigestions liées à la fois à mes excès et à mon anxiété scolaire. Ça s'est encore aggravé à mon entrée au lycée, en internat dans une immense cité scolaire, avec un règlement intérieur datant de 1957.
À la maison, je mangeais dès que je rentrais de l'internat, tout ce qui me passait sous la main, tout ce que j'avais acheté dans la semaine, et ce en plus des repas en famille, et à la veille de mon retour à la vie collective, mon corps vrillait. Je vomissais, souvent la nuit. Souvent par le nez. Dans la honte et la conscience aiguë que je m'infligeais ça à moi-même.

J'ai été soignée pour un reflux gastro-œsophagien. Impossible de parler de ma faim sans fin à quelque médecin que ce soit. J'avais trop honte. Je ne voulais pas être stigmatisée encore davantage que je ne l'étais déjà.

On commençait à parler de l'anorexie et de la boulimie, à l'époque.
Mais concernant les troubles hyperphagiques, rien.
Je ne comprenais pas ce comportement qui me détruisait.

J'ai laissé les médecins gérer les symptômes sans les renseigner sur ce qui les provoquait fondamentalement. J'avais trop honte.
Sans surprise, tout ça m'a détraquée un peu plus.

Puis mon père m'a emmenée voir le docteur Lévy, un gastro-entérologue.
Celui-ci a discrètement compté le nombre de déglutitions que j'avais en une minute, tout en discutant avec mon père. Le chiffre était très révélateur: dix fois supérieur à la normale. Le rôle de mon anxiété a été révélé.

Ça n'a rien changé à mes troubles hyperphagiques.
Plus ça allait et pire c'était.

Pour ne rien arranger, je ne grossissais pas et ma mère me charriait même à ce sujet, en mode "toi, t'as du bol, tu peux manger ce que tu veux sans grossir!"
Elle n'avait pas conscience de mes souffrances.

Ce qui m'a longtemps préservée, je pense, c'était un jeûne intermittent dont je n'avais pas conscience.
Je buvais du thé avec un nuage de lait (après avoir compris le caractère délétère du sucre), le matin, mais je ne mangeais pas. D'ailleurs ça me donnait la nausée d'ingurgiter un solide, dans les premières heures suivant mon réveil.

Ce qui a provoqué mon début de prise de poids, c'est Alain. Il ne trouvait pas ça normal de ne pas manger le matin et il m'a donc poussé à changer mes habitudes.
La première année de notre vie commune, j'ai pourtant perdu du poids. Je me sentais libérée de ma vie d'enfant et d'ado, et du regard éreintant et sentencieux de ma mère. J'allais marcher une heure le matin et parfois autant à ma pause déjeuner. La première année passée au centre universitaire de la Charente, je n'ai pratiquement pas "grignoté".

Toutefois, le mode de fonctionnement d'Alain a rapidement rappelés mes démons, et je me suis remise à manger des choses riches en sucres et en graisses, souvent de bien piètre qualité et, lentement mais sûrement, mon poids s'en est ressenti.

Pour Alain, tout était question de volonté.
Le poids, la faim, la vitalité, la bonne santé : la volonté.
Plus il me le rabâchait et plus je me sentais déficiente.
Moins je me sentais bien dans ma peau et plus j'avais faim.
J'essayais de garder le contrôle en cuisinant et en préparant moi même des pâtisseries, pour essayer de garder un certain contrôle, mais plus j'étais submergée par les injonctions et moins j'avais de maîtrise sur ma faim.

Car oui, j'ai FAIM.

Je suis certes gourmande, mais pendant presque deux décennies j'ai perdu une partie de mes capacités olfactives et gustatives. Ce n'était donc pas ma principale motivation.
J'ai retrouvé odorat et sens du gout par rétro olfaction par hasard, après que mon neurologue m'ait recommandé de prendre un complément alimentaire de GABA (L'acide γ-aminobutyrique, souvent abrégé en GABA, est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central; il joue un rôle dans la transmission des signaux olfactifs).

Cependant, au delà du plaisir de manger des choses sapides et satisfaisantes, il faut comprendre qu'il n'est pas rare que je sorte s'un repas, dont j'ai conscience qu'il était nourrissant, à la fin duquel je me sens repue et à satiété... Mais que j'ai faim malgré tout ! Il m'arrive même de me sentir nauséeuse en raison d'un excès et d'avoir cette sensation détestable.

Je pèse 100kg, en ce début 2026.

Je me fiche de l'IMC qui est un calcul mathématique aberrant (qui ne tient pas compte de la masse osseuse ni musculaire, pas plus que de la répartition des tissus graisseux dans le corps).

Je ne me fiche pas du tout de mon tour de taille, car j'ai parfaitement conscience que la graisse viscérale est la plus néfaste pour ma santé.

Je ne me fiche pas de l'intertrigo qui vient attaquer les plis de chair, à mon entrecuisse et sous mes seins.

Je ne me fiche pas du tout de l'impact qu'ont mes kilos excessifs sur mes articulations déjà atteintes par l'arthrose.

Mais par dessus tout, je suis épuisée d'avoir faim constamment et que les médecins ne m'écoutent pas.

Récemment encore, mon médecin traitant, que j'apprécie pourtant beaucoup, m'a affirmé qu'elle avait elle même faim tout le temps. Cependant je ne pense pas qu'elle ait compris la nature de mes tourments.

Il est temps que je cesse d'avoir honte, pour pouvoir me faire aider véritablement.



samedi 3 janvier 2026

9 ans, 4 mois et 13 jours

La succession de Alain METAYER est ouverte depuis 9 ans, 4 mois et 13 jours.

Celle de Alain METAYER, né à MONTILS (17800), le 23 août 1948, décédé à ANGOULEME (16000) le 20 aout 2016.

C'était un monstre.

Pas un monstre hideux, avec une tête sur laquelle on peu lire malveillance et perversité.
Non, sa monstruosité, elle était cachée.
Dissimulée sous des nappes d'apparences soignées et de manipulation.
Il était pourtant intrinsèquement toxique.
Mais suffisamment intelligent pour faire croire aux autres que c'était une vue de l'esprit.

J'ai vécu avec lui. Je me suis pacsée avec lui. Je me suis mariée avec lui. Je l'ai laissé me détruire.

Il m'a imposé un système totalitaire, avec suffisamment d'intelligence pour que je me laisse faire.

Isolement social et familial:
Réduction systématique du monde à ses seuls jugements et convictions, à ses seules habitudes, à ses seules volontés.
Il a fait en sorte de saboter mes liens familiaux, sociaux, professionnels...

Manipulation et distorsion de la réalité :
Utilisation de sa grande intelligence pour nier mes ressentis et influencer ma perception du monde et de moi-même, me faisant douter de ma propre légitimité.

Contrôle coercitif et asymétrie de pouvoir :
Routines extrêmes, présentées comme la norme, exploitation de ma situation de handicap psychique, dont il avait pleinement conscience, et de ma vulnérabilité financière, me privant de dignité et de moyens de subsistance.

Privation d'intimité et promiscuité forcée :
Imposition de périodes de vie sans aucun espace d'isolement possible (une forme de torture sensorielle pour mon profil d'anxiété généralisée).

Contrainte par la terreur et la violence :
Menaces de d'abandon, pressions psychologiques, aggresions verbales durant des heures et aboutissant à des privations de sommeil...

Double vie et secrets occultes :
Dissimulation de ses activités criminelles (pédophilie) sous une façade de respectabilité, créant un environnement de mensonge total.

Somatisation forcée :
Création d'un climat de stress chronique si intense qu'il a entretenues voire provoqué des réactions physiques de défense (vulvodynie, ulcères, hyper-vigilance musculaire).

Il est décédé et j'ai du passer de longues heures en compagnie de son cadavre.
Les services funéraires m'ont appelée avec prévenance, durant les jours suivant, s'inquiétant du fait que je n'étais pas venu le voir. J'ai été obligée de leur dire que je ne viendrais pas.
Je voulais que les obsèques se déroulent de façon correcte. Mes parents ont du me décourager de dire la vérité sur lui, tronquant le texte que j'avais écris et que j'ai, de toute façon, été incapable de lire.
Je me suis effondrée et j'ai été hospitalisée une nouvelle fois à la Villa Bleue.
À ma sortie, mon père m'a dit que Minou et Anne s'étaient opposées à ce que l'urne contenant les cendre d'Alain reposent dans la tombe de leur parents. Le motif? Il avait abusé d'elles quand elles étaient enfant.

J'ai déjà écris sur mes découvertes, dans ce fameux disque dur de sauvegarde... Je crois?
Je ne sais plus quand. J'étais encore dans l'appartement 167.
Je n'avais pas pu déverrouiller le PC d'Alain et donc fouiller ses fichiers, comprendre. J'ai fini par le formater avant de le porter à la déchèterie. Mais il y avait ce disque dur de sauvegarde. Massif. Lourd. Effrayant. Un après midi, je me suis plongée dedans. Les noms des fichiers étaient codés. Athanar. Ce mot me reste en arrière gorge. Des photos. Des photos pornographiques homosexuelles, gérontophiles voire zoophiles. Je ne voulais pas regarder, je faisais défiler parce que j'avais une conviction que je voulais vérifier. J'ai mis du temps à décrypter les noms des dossiers. Certains ne contenaient que des liens vers des sites qui n'existaient déjà probablement plus. Et puis j'ai trouvé ce que je cherchais. J'ai failli vomir.
Je suis passer aux fichiers texte.
Au début, je n'ai pas compris. Les prénoms, je les connaissais. Lola, Bernard, Annicka, Tony, Melody... Sauf que les histoires racontées n'étaient pas celles de mes correspondants. J'ai même trouvé des éléments de ma propre histoire dans ma lecture en diagonale. Selon les fichiers d'archivages des correspondances, les histoires de vie changeaient, même.
J'ai compris à quel point il m'avait menti et manipulée.
Jusqu'au bout, pourtant, je lui ai demandé le véritable nom de Lola et Bernard et il a eut le culot de scander, de sa voix brisée et saccadée par la maladie "je l'ai jamais su" alors que c'était lui, ces gens là! c'étaient des incarnations de ses désordres moraux et de son gout pour la manipulation! Des alias et des avatars. Alain était un marionnettiste. Il brisait les gens et s'en servait ensuite comme de pantins.

Le jugement rendu par le TJ d'Angoulême le 23 janvier 2020 (N° RG 17/02381 ; N° Portalis DBXA-W-B7B-EI) portait sur la façon dont la succession devait être répartie... Cette procédure, je m'en serais bien passée, mais elle a le mérite de m'avoir donné, ainsi qu'à son fils cadet, l'occasion de démontrer à la justice à quel point Alain était un monstre. Un pervers narcissique manipulateur doué d'une grande intelligence, n'hésitant pas à mentir, à voler et à exploiter les autres pour voir ses intérêts avantagés. Mais surtout, c'était un pédophile. Il a abusé de ses fils, et avant eux, de certaines de ses sœurs (à 19ans, il a abusé d'une de ses sœurs cadettes, alors âgée de 6 ans).

Toute sa vie, il a menti et manipulé son entourage, en grande partie pour pouvoir asseoir son emprise et pouvoir librement abuser sexuellement des enfants à sa portée. Il a agressé certaines de ses sœurs, ses fils ainsi que les filles de la compagne avec qui il a passé 20 ans. J'ai la conviction profonde qu'à l'aide de ses compétences en informatique, il a également contribué au développement de réseaux d'échanges de photos pédopornographiques sur Internet.

Il m'a fait subir des violences intolérables, mais qui restent presque anodines en comparaison de ce qu'il a fait subir à tous ces enfants qu'il a lui même abusé ou contribué à faire abuser.

Sur la fin de sa vie, à plusieurs reprises, il a essayé de pousser au meurtre plusieurs de ses proches, dont moi et son fils, ne réussissant qu'à nous terroriser, nous donner envie de mettre fin à nos jours et nous faire fuir loin de lui.

L'inertie de cette succession, qui se prolonge maintenant depuis 9 ans, 4 mois et 13 jours est devenue insupportable!

Du vivant d'Alain, à ce que je sache, je suis la seule à avoir porté plainte contre lui. Pour maltraitance conjugale. Cela a aboutit à un non lieu à statuer, la situation de violence ayant prit fin (j'ai quitté le domicile pour partir en hospitalisation à la Villa Bleue, principalement parce qu'il avait commencé à me demander de le tuer). Ces 15 mois de vie séparée, exclue de mon propre domicile, se sont passées dans la douleur, car il m'avait prit ma dignité et réduits tous mes moyens de subsistance. En situation de handicap, je ne pouvais pas percevoir mon AAH et j'étais obligée d'être hébergée par ma famille.

Nous sommes plusieurs à avoir vécu une décompensation amnésique, le jour de son décès ou durant les semaines et mois qui ont suivi. Certaines des victimes, faute de pouvoir s'en prendre à cet auteur décédé, on essayé de rejeter la faute sur moi, m'accusant sans détours d'avoir été complice de crimes dont je n'avais pas la moindre connaissance.
Les choses se sont décantées. Nous sommes désormais alliés face à cette injustice qui perdure, encore, à ce jour.

À l'inverse, une personne en qui je voyais une alliée s'est avérée être en réalité une manipulatrice. Je ne connais pas ses motifs. Se voile t'elle la face ou agit elle sciemment? Je ne saurais le dire. En tout cas elle a contribué à l'enlisement de la situation.

Tout ça doit cesser.
Nous avons droit à la parole, comme nous avons le droit de laisser tout ça derrière nous.

jeudi 26 mai 2022

Pour vivre heureuse...

Nous sommes le 26 mai 2022.
Dans moins d'un mois, j'aurais 40 ans.
Bizarrement, je n'aurais pas imaginé atteindre cet âge là.
Ma vie a été faite d'embûches, mais surtouts de grands doutes, de très grandes hontes de moi, et de la conviction profonde que tout cela tournerait mal, un jour ou l'autre.

Je pense pouvoir dire que ça a été le cas, avec ma rencontre et ma vie commune avec Alain, l'homme qui fut mon mari, et qui a, l'air de rien, accentué ma haine de moi même, ma honte de la femme que je suis.

Qui suis-je?
Une femme. Avec ses qualités et ses défauts. Avec une passion pour l'écriture, le dessin, la peinture, la cuisine, les bonnes choses de la vie. Avec un esprit généralement vif (mais pas toujours).

Pourquoi ai-je souffert si jeune, dès mes 7 ou 8 ans?
Parce que j'étais irrésistiblement attirée par la sexualité. Qui plus est, une sexualité hors des critères "traditionnels". Pour tous ceux qui comprendront, je n'étais pas forcément très portée sur le sexe "vanille".

J'avais la conviction profonde que ça n'était pas "normal".

Aujourd'hui, je n'ai plus ce genre de prévenances.

J'ai envie de vivre ma vie, de manière épanouissante avant tout.

Du moment que je ne fais de mal à personne, où est le problème?


samedi 4 août 2018

Des effets secondaires des médicaments

En janvier dernier, ça n'allait vraiment pas fort....
N'étant plus suivie par un psychiatre, j'ai demandé à mon médecin traitant de me remettre sous antidépresseur, malgré ma grande crainte de reprendre du poids.

Au début, je me suis sentie mieux psychiquement.
Suuuper!
Ouais.

J'ai déchanté.

Au mois d'avril, je faisais encore 63 kilos.
En ce début du mois d'aout, je galère pour ne pas dépasser les 73 kilos (et galérer n'est pas un faible mot je vous assure, car j'essaie de maigrir depuis un mois et je continue à voir mon poids augmenter, ce qui est extrêmement douloureux).

En outre, heureuse propriétaire d'un impédancemètre, j'ai constaté que je fais forcément de la rétention d'eau, car même si ma masse grasse est excédentaire, le pourcentage de masse hydrique de mon corps n'est pas cohérent avec mon poids.

J'ai un appétit délirant par rapport à mes dépenses énergétiques et j'ai faim (je ne parle pas d'une envie de manger, mais d'un besoin physique de manger) souvent moins d'une heure après un repas.

Je me retrouve exactement dans la même situation qu'il y a 4 ou 5 ans, avec une relation de haine vis à vis de mon corps et de la nourriture, tout en ayant ce besoin de manger qui me dévore.

Je suis en colère et dégoutée.
 
La plupart des gens savent que les antidépresseurs font prendre du poids, mais à ce que disent les études les plus médiatisées dans la presse de vulgarisation, non, les antidépresseurs ne feraient pas prendre de poids.

Il faut creuser longtemps et minutieusement pour trouver des éléments allant à l'encontre de ces affirmations.

En fait, les antidépresseurs tricycliques et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) ont en fait bel et bien des effets sur le poids!

Pour commencer, ils augmentent fortement l’appétit que ce soit pour le sucré et le salé. D'une façon qui devient facilement ingérable, ce qui remplace une souffrance psychique par une autre.
De dépressif (ou anxieux, voire les deux), on se retrouve comme "en manque" de nourriture.
Je le ressens très fortement et j'en souffre énormément.

Ensuite, et c'est loin d'être anodin, ces deux types d'antidépresseurs diminuent le métabolisme basal en favorisant le stockage des graisses plutôt que leur élimination et surtout ils provoquent une terrible rétention d’eau dans tout le corps due à un SIADH (sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique). Cette hormone est appelée vasopressine est fabriquée dans le cerveau par l’hypothalamus et est sécrétée par la glande hypophyse.

Plusieurs causes sont à l’origine d’un SIADH mais celle des antidépresseurs IRS ou tricycliques semble être reconnue depuis longtemps par les neurobiologistes endocrinologues.

Donc oui, certains antidépresseurs font bel et bien prendre du poids.

À choisir entre deux maux, je préfère lutter contre l'anxiété que contre mon propre corps, mon appétit, etc.

Il semblerait qu'il faille en moyenne six mois pour que le métabolisme se rétablisse correctement.

Bien.

Plus tôt je commencerais la réduction des doses, plus vite je perdrais du poids.

Je suis mortifiée.

73kg.

lundi 23 avril 2018

Suivi psychiatrique, relance... ou pas.

Petit retour en arrière.
En 2011, j'ai commencé à voir un psychiatre à Tarbes, et à prendre un antidépresseur qui avait amélioré de façon indéniable mon état. J'avais vu s'atténuer, pendant un temps, ma phobie sociale ancrée sur mes troubles anxieux. Malheureusement, j'avais eu également à affronter des événements extérieurs qui m'avaient fait basculer dans la dépression et peu à peu, j'avais sombré dans la chute libre...😱

En 2015, on m'avait changé de traitement au bénéfice d'un autre médicament, que j'avais choisi d'arrêter à la mi 2016, en conservant cependant des anxiolytiques.

Malheureusement, il m'a fallut un an environ pour constater que ce traitement ne convenait pas sur le long terme. J'ai recommencé à prendre le traitement initial il y a environ 3 mois maintenant.

Il y a environ 2 mois, j'ai pris rendez vous avec un nouveau psychiatre (et j'ai eu du mal à en trouver un qui prend de nouveaux patients et qui prescrit des traitements médicamenteux).💊

Il m'avait donné rendez vous ce lundi 23 avril 2018 à 12h30.📅

Dans la mâtinée, j'ai fais une crise d'angoisse en plein cours de fitness, ce qui m'a un peu mise en retard à la sortie de la salle de sport, mais j'étais à la porte du psychiatre à 12h30 pile. J'ai sonné, sans obtenir de réponse. Une fois, deux fois. Puis la porte s'est ouverte et une dame est sortie, je suis entrée et ai monté l'escalier.

Une fois dans la salle d'attente, j'entendais parler haut et clair dans le bureau, malgré France Musique.
J'en ai déduis (erreur...) que le médecin était en retard.

Il fut un temps où j'aurais toqué à la porte ou téléphoné au bout de 10 à 15 minutes d'attente.
J'ai commis l'erreur de ne pas le faire cette fois ci.

À 13h15 le psychiatre est sortit, un cigarillo aux lèvres, l'air très surprit de me trouver là.
Moi, j'avais perdu la notion du temps.⌛

Il est en fait très à l'heure. Au point que, quand son patient précédent est sortit, comme il ne m'a pas vu dans la salle d'attente, il a visiblement déduit que je ne viendrais pas.😒

Il m'a dit avoir 2 à 3 désistements par semaine, en conséquence de quoi, je dois appeler 2-3 fois par semaine vers 11h, pour savoir s'il a des disponibilités. Moi qui ait tant de mal à téléphoner!😕

Pourtant je suis partie en disant "oui, merci, d'accord".

Je suis à la fois triste et furieuse.😢😠

Angoissée, aussi, bien entendu.😧

dimanche 22 avril 2018

Pudeur

Certaines des personnes qui me connaissent bien hurleraient probablement de rire en lisant cela, mais j'ai une pudeur à fleur de peau.

Pourquoi hurler de rire?
Parce que je ne suis pas gênée par la nudité, que ça soit la mienne ou celle des autres et qu'il en faut beaucoup pour me choquer.

Cela ne signifie pas pour autant que je n'ai "aucune pudeur", cette notion étant en réalité extrêmement subjective.

Pour beaucoup de choses, je ne supporte pas que les gens me voient, me regardent.
Pour moi, c'est de la pudeur.
Pour d'autres, ça serait simplement une forme d'anxiété de performance.

Le fait est que je n'aime pas les contacts physiques ou visuels dans certaines circonstances.
Ce sont parfois des synonymes d'agression psychologique.

Ma pudeur recouvre aussi des choses qui me sont "extérieures", mais qui sont des "extensions" de moi. En fait tout ce qui est chez moi ou ce que je crée (y compris le désordre) sont des extensions de moi. Je souffre d'être ainsi exposée. Cependant dans la mesure où j'en suis à l'origine, il ne tient qu'à moi de rectifier les choses, je suppose.

Par ailleurs, je ne peux absolument pas porter atteinte à la pudeur des autres comme moyen de décompression. Le "truc" qui consiste à s'imaginer son examinateur nu ou aux toilettes est inenvisageable pour moi. C'est le genre de stratégie qui a l'effet contraire à celui recherché me concernant. Il s'agirait alors de porter atteinte à la dignité de cette personne, bien que ce ne soit pas visible.

Il s'agit là encore d'une question de pudeur.

Ne pas écouter les conversations des autres, ne pas regarder le téléphone, ou ce genre de choses. Respecter l'intimité des autres avant toute choses.
Pour gagner le droit à ce qu'on respecte la mienne.

dimanche 7 janvier 2018

Peur : Alerte rouge risque de submersion

7h30
Je me réveille submergée par un sentiment d'angoisse.

Est-ce la peur qui m'accompagne dans l'éveil ou est-ce qu'elle attend, tapie, que je prenne seulement conscience qu'elle est là?

Je sais très bien que ces derniers mois, je me suis efforcée de la tenir à distance, de l'ignorer, cette peur envahissante, rationalisée malgré son caractère irrationnel, terrifiante et dévastatrice.

Elle n'est pas nouvelle dans mon univers.
Elle et moi nous nous affrontons depuis toujours.
Elle était déjà là avant que j'entre à la maternelle.
Sans avoir les mots pour le dire, j'avais peur d'être dés-aimée, abandonnée, j'avais peur de ne pas faire les choses comme je l'aurais du, j'avais peur de ne pas être comme il aurait fallut que je soi. 

J'ai les mêmes peurs qu'à tous mes âges : j'ai peur de ne pas savoir être, j'ai peur de vivre et j'en ai terriblement honte.

J'ai peur de vivre aux crochets des autres et de les dégouter de moi à force de trop leur en demander.

Ça a été si facile de me laisser "prendre en charge" par quelqu'un pendant près de dix ans.
Mais tellement minable. Et injuste. Quand il a commencé à s’effondrer, j'en ai tiré une force nouvelle, à devoir gérer les choses, puis je me suis effondrée avec lui.

Je me suis écartée, j'ai pris conscience de l'emprise que je l'avais laissé exercer sur moi et je me suis éloignée. J'ai remontée la pente, j'ai repris confiance en moi, j'ai écouté les gens qui me disaient de belles choses sur mes capacités. Des choses vraies.

Pourtant voilà que je me retrouve à nouveau à angoisser à petit feu, terrorisée par des moulins à vents.

J'essaie de reprendre pied, de sortir de l'ouragan.
Relativiser.
Prioriser les choses.
Être dans le présent avant de me focaliser sur l'avenir.

Je constate avec amertume que j'ai repris mes sales habitudes : j'ai dissimulé aux autres mes angoisses pourtant de plus en plus envahissantes en espérant qu'elles ne se voient pas, en espérant qu'elles se taisent et que tout aille mieux. En faisant ça j'ai laissée la peur prendre le dessus, s'insinuer partout dans mon esprit.

Stop!
Respirer.😌😔

Relativiser.
Laisser le passé derrière moi.
Ne pas me focaliser sur des problèmes que je ne peux pas résoudre.
Vivre le présent.
Avoir confiance dans mon futur.
 
Organiser les choses, une étape après l'autre.
Définir des priorités.

Ça a l'air simple, écrit comme ça.
Ça me terrifie.

J'ai accepté de reprendre conscience de mon angoisse et de la reconnaître en toute franchise.
C'est un bon début, je pense.

Demain je vois une nouvelle thérapeute.
Elle pratique les thérapies comportementales et cognitives.
Mon souci d'habiletés sociales est relativement secondaire pour l'instant.
L'urgence est de gérer mon angoisse.

jeudi 3 août 2017

Juste la vérité... mais on s'en fout!

J'en ai ma claque de ressasser le passé.
J'ai envie de passer à autre chose.
"Abandonner le passé, vivre pleinement le présent, avoir confiance en mon avenir"


J'avais écris le billet ci dessous il y a des semaines, des mois peut être... Mais il est soudain devenu complètement obsolète à mon développement personnel. C'est vraiment une impasse que de continuer à me focaliser sur ce genre de trucs... alors je passe à autre chose.

Dernier billet de retour sur les choses, et après, c'est fini l'auto-analyse : j'arrête de regarder en arrière et je vais de l'avant!









Tous les jours, il me demandait de le tuer et tous les jours, je refusais, en larmes.
Un jour, j'ai été épuisée de refuser.
Il y avait tellement de douceur dans son regard, ce jour là...
Je lui ai demandé s'il était sûr que c'était ce qu'il voulait et il m'a regardée droit dans les yeux et il m'a répondu oui.
J'ai encore beaucoup pleuré.
J'ai vérifié encore et encore, et la réponse ne variait pas.
Alors je suis allée dans la cuisine, j'ai mélangé des médicaments et du fromage blanc. Sédatifs, anxiolytiques, anticoagulants, aspirine, hypotenseurs...
Je pleurais et j'étais résignée.
Une partie de moi se disait que mieux valait la prison que de continuer cette vie vide, pleine de doutes et de cris, où quoi qu'il me demande, mon avis ne valait rien, mes envies ne valaient rien, ma souffrance ne valait rien...
Quand je suis revenue avec le ramequin, j'ai encore beaucoup pleuré, agenouillée à coté du lit.
Je lui ai encore demandé si c'était vraiment ce qu'il voulait.
Oui.
Je revois ses paupières cligner en même temps qu'il prononçait le mot.
Alors j'ai levé la cuillère jusqu'à sa bouche et croisé son regard.
Un regard plein de haine.
Il a parlé de sa voix hachée et il m'a brisée en morceaux.
"T'es vrai-ment qu'une sa-lope"

Je me suis enfuie de la chambre en pleurant.
J'ai eu très envie d'avaler le fromage blanc qui avait tourné au rose à cause du mélange de Théralène, de Seresta, Zolpidem, etc, et puis je l'ai jeté à la poubelle.
Je me suis terrée dans la cuisine en plaquant mes mains sur mes oreilles, parce qu'il hurlait depuis l'autre bout de l'appartement.
D'abord des cris de rage et puis ensuite des appels à l'aide
"Au se-cour! Elle veut me tu-er! À l'ai-de!"
Il a hurlé comme ça jusqu'à ce que je me résigne à retourner me faire insulter près de lui.

À partir de ce jour là, je n'ai plus jamais pu être là pour lui.
Je crois que j'étais loin depuis longtemps, mais je refusais de me l'avouer.

J'ai fais les démarches pour qu'il ait des gardes de nuit, que les horaires d'APA soient aménagés, qu'il y ait un portage des repas.

J'ai été hospitalisée le 10 mars 2015. Je n'ai pas fais passer les entretiens des futures gardes de nuit, mais quand je suis partie, Alain avait son fils cadet pour veiller sur lui, en plus des intervenants de l'hospitalisation à domicile.

Au début de mon hospitalisation, je pensais que je pourrais peut être revenir, mais j'ai vite compris que je n'en avais pas envie. Il m'avait chassée, il avait tout fait pour que je parte, pour que je m'enfuie loin de lui. Pour mieux me le reprocher, d'ailleurs, puisqu'il continuait de me torturer. Il appelait, je voyais son numéro alors je ne décrochais pas, mais quand j'écoutais les messages, ça n'était que des insultes et des reproches.

Quand je suis sortie de la clinique, j'ai découvert qu'un "grand ménage" avait été fait dans l'appartement.
De fait, toutes mes affaires avaient disparu de la vue d'Alain et de ses visiteurs, quels qu'ils soient.
J'ai bien cru qu'elles avaient été jetées aux ordures (ce qui a peut être été le cas d'une partie, d'ailleurs), puis j'ai découvert que, pour la plupart, elles avaient été littéralement balancées dans le cagibi de l'entrée, pêle-mêle, sans égard pour ce qui se trouvait dans cet espace (un lombricomposteur, était installé là... par miracle il n'a pas été renversé par ces manœuvres douteuses de "rangement").
Même les photos de ma famille avaient été dissimulées dans des tiroirs, en vrac.

Quand j'ai découvert ça, ma détresse a été immense. Je me suis mise à pleurer, alors que plusieurs de mes belles-sœurs étaient présentes. Je savais parfaitement qui était responsable de cette campagne d'élimination et je me suis mise à protester à haute voix, mais pour moi même, tout en pleurant.
Je répétais encore et encore "Il n'avait pas le droit ! Il n'avait pas le droit !"...
J'étais effondrée... Littéralement.

Au lieu de compatir, mes belles-sœurs sont venues me "gronder", comme un enfant qui fait un caprice, en me reprochant de me laisser aller et que je devais me calmer, "pour Alain".
Ces femmes m'ont traitée comme une étrangère alors que je rentrais chez moi, après un mois d'hospitalisation en clinique psychiatrique et elles me reprochaient de souffrir et d'exprimer ma détresse...
On était pas chez elles ou chez leur frère... Elles étaient chez nous. J'étais chez moi, mais je ne me rendais même pas compte que j'aurais été en droit de leur dire, moi, à elles de sortir, de me laisser tranquille, de me laisser discuter avec mon mari. Au moins quelques instants.
Elles aussi, comme leur frère, elles m'ont chassée, elles m'ont fait comprendre que ma place n'était plus là, que je n'avais plus rien à y faire, que je n'étais qu'une source supplémentaire de douleur pour Alain.
J'ai bel et bien été chassée.

J'ai attrapé ce que je pouvais comme affaires et j'ai suivi mon père hors de l'appartement, hors de l'immeuble, hors de la ville...

Après ça, pendant un temps, dès que j'allais le voir seule, il m'insultait autant qu'il le pouvait.
Certains intervenants se montraient également désagréables avec moi. Je suppose qu'Alain ou d'autres personnes leurs avaient dit des choses sur moi...


Puis nos relations se sont apaisées, mais même si j'avais encore de l'attachement pour lui, je ne pouvais pas oublier les années d’ostracisme, de reproches, d'humiliations ni aucune des autres tortures psychologiques qu'il m'avait fait subir.


Le pire, c'est que l'avant dernière fois où je l'ai vu, il a insisté pendant un temps fou pour me dire quelque chose. Je ne comprenais pratiquement plus rien quand il essayait de communiquer avec moi, alors ça a duré presque une demie heure avant que je saisisse ce qu'il tenait tant à partager avec moi. Il essayait d'indiquer "pardon". J'ai dit le mot à haute voix et j'ai vu que c'était bien ça.
Je lui ai dis la vérité : que je ne comprenais pas.

Je lui ai demandé si il essayait de me dire qu'il m'avait pardonné d'être partie. Il s'est agité, ça n'était pas ça.
Il avait l'air si triste, alors je lui ai demandé si c'était à moi qu'il demandait pardon, et il m'a serrée la main.
C'était ça.
Il me demandait pardon.

Je ne sais pas pour quoi exactement, dans son esprit. Comme si ça pouvait avoir un sens.
Sur le coup, je lui ai dis que je lui avais pardonné.

Mais je ne crois pas que ça soit vrai.
Pas après ce que j'ai découvert au fil des mois, après son décès.

Peut être qu'il me demandait pardon de m'avoir manipulée dès les premiers jours de notre correspondance ?
Pardon de m'avoir écrit sous de fausses identités, tantôt pour me rassurer sous couvert de figures féminines, tantôt pour me bousculer, voire m'agresser psychologiquement et me pousser à réagir avec un avatar masculin...
Pardon de m'avoir agressée sexuellement le jour de notre première rencontre? Car oui, il savait que c'était mon ressenti, que j'ai pourtant fini par occulter au fil des mois et des années... il le savait via les alias qu'il s'était créé pour correspondre avec moi!
Pardon d'avoir induit en moi l'idée que j'interprétais mal ses intentions, me poussant à douter systématiquement de moi...?
Pardon de m'avoir isolée de ma famille, de m'avoir empêchée de me faire des amis, d'avoir des activités en dehors de notre relation, bref, pardon de m'avoir rendue plus seule que jamais...?
Pardon de m'avoir empêchée de progresser, de m'affirmer, et de développer la confiance en moi naissante que je ressentais quand je l'ai rencontré...?
Pardon de m'avoir manipulée et de m'avoir volé plus de 10 ans de ma vie ?
Peut être tout ça à la fois...

La toute dernière fois où je l'ai vu, je savais qu'il allait mourir. Il était très faible et seuls ses yeux parlaient pour lui. Ses ongles étaient bleus, ce qui dénote en général une insuffisance cardiaque (le sang n'irrigue plus assez les extrémités). J'étais venue lui dire quelque chose qui me tenait à cœur et il a eut l'air d'en tirer une certaine joie. C'était le 19 aout 2016 en milieu de matinée.
Le lendemain, il était mort.

dimanche 28 mai 2017

Un autre zèbre dans la famille ?

On sait déjà depuis quelques années que les troubles neuro-atypiques ont une dimension génétique.
🐣

Le terme de "Zèbre" est couramment utilisé pour désigner les personnalité atypiques, généralement HPI (haut potentiel intellectuel... pas toujours exploité), bref, les surdoués, mais aussi, peu à peu, les "dys", neuro-atypique et autres... En cela, je suis un "Zèbre". Et ça fait très très longtemps que j'ai la conviction profonde que nous sommes en fait plusieurs dans la famille.
👪

On diagnostique de plus en plus régulièrement des troubles neuro-atypiques chez des parents au cours du parcours diagnostic s'adressant à l'origine à leurs enfants. Parfois le diagnostic est le même, d'autres fois il diffère mais révèle malgré tout un état neuro-atypique chez l'un ou l'autre des parents, voire les deux !
Un enfant peut être porteur d'un syndrome d'Asperger et un de ses parents d'un TDAH (Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité), ou un autre trouble neuro-atypique, ou l'inverse, etc.

Il se trouve que les descriptions cliniques et les témoignages concernant les TDAH m'interpellent tout particulièrement...
Voir le site  http://www.tdah-adulte.org/


Avant tout... je tiens à présenter des excuses :

J'ai conscience que ma perception des autres est altérée par mes propres troubles, dont le défaut de la théorie de l'esprit, mes troubles de l’interaction sociale, un trouble de l'attachement, des troubles anxieux généralisés sévères... Il n'empêche que je ne peux pas empêcher mon esprit de tourner, et que je me pose un myriade de questions sur les raisons qui font que, malgré tout le mal que je me donne depuis près de 20 ans pour qu'une relation qui me tient à cœur se passe bien... elle tourne au contraire régulièrement au vinaigre.💢
Ors, ces questions et le raisonnement qui les accompagne a une influence directe sur ladite relation.
💣

Peut être que je me fais des idées et que je me "raccroche aux branches"🌿, parce que la relation est ingérable et que c'est plus "facile" de l'expliquer comme "ça". 👽
Sachant que pour moi un état neurologique n'est en aucun cas une maladie, même s'il peut être source de "complications".
J'en sais quelque chose, avec ma reconnaissance de handicap... ♿


On entend souvent parler des troubles hyperactifs des enfants (en particulier à cause de la polémique autour de la Ritaline), mais beaucoup plus rarement de ceux des adultes. De fait, ils sont plus rarement diagnostiqués chez les adultes que chez les enfants, car l'hyperactivité n'est alors pas tellement motrice mais plutôt intellectuelle. Et il ne faut pas oublier le plus important, c'est à dire les troubles de l'attention, lesquels sont très loin de toucher tous les aspects de la vie desdites personnes. Juste les situations classées dans la catégorie "moins importantes". 🚦

On estime que seuls 10% des adultes TDAH sont diagnostiqués. 😕
Par ailleurs on estime également que les femmes sont sous-diagnostiquées, car comme dans de nombreux troubles neuro-atypiques, elles font preuve de meilleures stratégies d'adaptation et de compensation comportementale que leurs homologues masculins. 🙋💪
Parmi les descriptions cliniques les plus souvent observées chez les personnes atteintes d'un TDAH on trouve pêle-mêle: une désorganisation chronique (consciente ou non, qui pousse les personnes à essayer de compenser), des difficultés à prêter attention à des situations qui n'attirent pas leur intérêt (ce qui les fait passer à côté de certaines informations importantes, dans la vie familiale, scolaire, professionnelle...), une difficulté à rester en place (sauf si c'est pour se concentrer sur une activité passionnante), de fortes tendances à repousser les choses à plus tard, à démarrer une action considérée comme rébarbative et à la finir, des difficultés à gérer son temps (au point d'être toujours en retard, même en mettant en place des stratégies de compensation), une tendance récurrente à perdre des objets ou à oublier qu'on les possède, une tendance à oublier tout un tas de choses, comme des détails concernant les gens qu'ils côtoient, les tâches à accomplir, les lieux où ils sont allés, les rendez-vous où ils doivent se rendre... en outre on leur reproche souvent d'être trop impulsifs, d'être excessivement perfectionnistes ou de chercher à ce que les choses soient "efficaces et efficientes" de manière disproportionnée, objectifs qui se télescopent avec les autres problèmes évoqués...

Le degré avec lequel ces caractéristiques sont présentes varie d’une personne à l’autre. Certaines personnes présentent seulement quelques caractéristiques, d'autres toutes, à des degrés divers d'expression, sans compter que l'aspect contextuel joue souvent une importance non négligeable.
Le contexte, ainsi que les interactions sociales des individus porteurs de TDAH jouent de manière importante dans la manifestation de leurs troubles.
Le stress étant un facteur aggravant, comme dans la plupart des troubles neuro-atypiques.
L'âge en est un également, puisqu'on a remarqué que l'expression des troubles NA s'accentuait avec le temps.

Il est important de noter que le terme de « déficit de l’attention » porte à confusion, car un TDAH n’est pas vraiment un déficit de l’attention, mais plutôt un déficit dans la capacité à contrôler son degré d’attention, d’impulsivité, et d’hyperactivité. 👎

En fait les personnes présentant un TDAH sont souvent des personnes ayant des passions, dans lesquelles elles s'impliquent de manière intense, au détriment des autres aspects de l'existence.

Autrement dit ces personnes peuvent sembler se désintéresser de leur entourage, des gouts de leurs enfants, des dates anniversaires et d'une foule d'autres "détails" qu ne font pas véritablement sens pour elles. Pas par manque de respect, mais simplement parce qu'elles répondent à d'autres instincts que la plupart des gens.

Les personnes porteuses de TDAH présentent souvent d'incroyables capacités de concentration dès que les tâches ou activités auxquelles elles prennent part les passionnent. Elles ont alors leur attention rivée sur une activité à l’exclusion de toute autre.💻📗📢📺🔨🔬🔎
Elles éprouvent en revanche souvent des difficultés à les abandonner pour passer à autre chose (travail, tâches ménagères, repas, sommeil...).

Une grande partie de la population traverse, à un moment ou un autre de sa vie, des périodes de déficit de l’attention. Autant dire que les TDAH se diagnostiquent davantage eut égard à la fréquence, la récurrence voire la permanence des troubles...
📅🕐🕑🕔🕗🕚🕝🕠🕣🕧🕒🕕🕙🕝🕠📆

Ce qui distingue une personne atteinte du TDAH de quelqu'un qui ne l’est pas, c’est le nombre de symptômes qu’elle présente, qu'elle les ressente elle même comme tels (des troubles), ou que se soient ses proches qui lui en fassent part.
En outre, plus les symptômes impactent négativement la vie des personnes et plus l'existence d'un TDAH est probable, car c'est un trouble qui peut avoir des effets très néfastes sur la qualité de vie de l’adulte qui en souffre, ainsi que de son entourage, de manière directe ou par ricochet.
😡😫😢😣😤😨💥🔫

Les adultes atteints d'un TDAH ne souffrent en aucun cas de déficiences en matière d'intelligence, d’habilité, de forces ou de talent. Comme c’est le cas dans les autres troubles neuro-atypiques, ils ont généralement différents degrés d’intelligence, exactement comme dans la population neurotypique. Ils ont ainsi les mêmes capacités et le même potentiel que qui que ce soit, mais le fait que leur cerveau fonctionne différemment de ce que notre société juge à propos entraîne certaines incompatibilités potentiellement nuisibles.😱

Souvent, les adultes présentant un TDAH sont des personnes créatives🎼🎨 et non-conformistes. Elles s'intéressent à des sujets qui demandent une pensée novatrice, sans s'encombrer d'a priori socioculturels. En revanche leur entourage peut se trouver embarrassé par les réactions imprévisibles de leurs parents ou amis.

De nombreux traits de personnalité sont récurrents chez les personnes présentant un TDAH:
Inattention chronique... 🌙
Hyperactivité...🏃
Impulsivité...🔌🔋
Tendance à la distraction...😵
Procrastination...⏳
Désorganisation...📂
Créativité...🎨🎵
Intuitivité...💭
Curiosité...👀
Grande empathie (qui peut tourner à l'hypersensibilité)...😊😋😥😭
Flexibilité des modes de pensée...🙆
Indépendance...🔆
Tendance à être "fonceur"...🏇
Mais aussi une tendance à l'ennui... avec des capacités de motivation et de concentration irrégulières...🎢

Il faut noter qu'un TDAH est souvent associé à d'autres troubles, dont ceux qu'on qualifie de "troubles des conduites".

Il faut entendre par là que le sujet neuro-atypique peut tendre à manquer d'empathie vis à vis des autres, dans certaines circonstances, et oublier régulièrement certaines sensibilités ou dénigrer certaines normes sociales, sans avoir apparemment conscience qu'il porte ainsi atteinte au bien être des personnes concernées (pudeur, convictions, sensibilités diverses...).🎳

Certaines personnes TDAH ne se rendent même pas compte qu'elles se montrent agressives en période de stress et qu'elles peuvent être cruelles ou violentes verbalement, psychologiquement ou physiquement avec les tiers. La cause en est un problème de perception, qui fausse le comportement, et non une volonté de nuire.🔨🔪

Le trouble oppositionnel est également souvent présent dans les TDAH. C'est souvent un critère diagnostic chez les enfants, mais il reste présent chez certains adultes. Il existe souvent une tendance à l'opposition, à s'affirmer davantage que les autres, à essayer de faire valoir ses idées comme "meilleures" que celles des tiers, le tout généralement dû à une certaine colère, consciente ou pas.

Le trouble de la personnalité émotionnellement labile est quant à lui caractérisé par une tendance à agir avec impulsivité, avec un certain manque de contrôle de soi, sans considération pour les conséquences possibles, généralement associée à une instabilité de l'humeur. En outre les capacités d'anticipation sont souvent réduites et on peut observer des comportements explosifs, des éclats de colère, voire des actes de violence, contre les personnes ou dirigées contre les objets. Ceux-ci sont souvent déclenchés par la critique ou l'opposition d'autrui.

🐟🐠🐟🐠🐟🐠🐟🐠 

Mettez moi en présence d'un individu TDAH, que ce soit une enfant ou un adulte, et je perd complètement la boule...

😱😰😫😭😤😡💀🙀

Bon... Peut être que je me goure complètement et que je me fourre le doigt dans l’œil jusqu'à l'omoplate. Le truc, c'est que ça fait quand même des années que je m'interroge sur la nature de ce drôle de zèbre.

Nous souffrons de manière différente mais incontestablement de manière très réelle de nos rapports conflictuels.
Cet état de choses me bouleverse tellement que j'ai fini par m'efforcer d'éviter autant que possible les interactions, ou de les limiter dans le temps. Je préfère passer dire bonjour en coup de vent, parce que je l'aime 💓 et que j'ai besoin de partager ce sentiment, mais j'évite en revanche le téléphone 📞 autant que possible, car les conversations dérapent trop facilement et je me montre excessivement franche (cassante) contre quelqu'un de très sensible. J'ai besoin d'échanger un visuel 👀.





J'ai également besoin d'éviter certains types de contacts physiques, que je qualifierais de "papouillages" se voulant pourtant être des marques d'affection.
Je les ressens moi, comme une violation de mon intimité et comme une forme d'appropriation de mon corps (je ne trouve pas de terme plus conforme à mes émotions).
Je ne vois bien entendu rien de sexuel dans ces gestes, mais je ne les supporte tout simplement pas.😡
Ils me répugnent, ce qui déclenche instinctivement chez moi une réaction de révolte, de colère et d'agressivité.😠
Concernant ces aversions de contact, je dois préciser que je ressens exactement la même chose quand un inconnu se permet de me toucher les bras de manière répétée, ou de me "gratifier" d'une accolade, ou encore qu'une personne me presse dans une file d'attente.
😧

Cet aspect des choses n'a rien de rationnel.
J'en ai conscience, mais je n'y peux rien.

Il n'a cependant rien à voir avec l'hypothèse "zèbre".