jeudi 12 février 2026

Troubles du comportement alimentaire

Jeudi 12 février. 00h15

Je ne suis pas chez moi mais avec Gilles.
J'ai du mal à trouver le sommeil.
Mon estomac me gêne.
On a mangé à Buffalo grill pour le dîner: salade de bienvenue (à laquelle j'ai ajouté du psyllium) et burger frites. Pas équilibré et pas assez mâché.

J'ai besoin de remettre en place les choses dans ma vie. L'exercice physique, en salle, à l'extérieur et à domicile. L'équilibre alimentaire. L'équilibre général.

Mais voilà : j'ai des troubles du comportement alimentaire.
Hyperphagie compulsive. Je mange de manière incontrôlable, pulsionnelle, en excès.
Souvent des aliments gras et sucrés, ou sucrés, ou gras et salés, généralement ultra transformés.

Bien que je sache le faire, j'ai énormément de mal, au quotidien, à mal à manger en pleine conscience, en quantité raisonnable et raisonnée.

Quand j'étais petite et jusqu'à mes 22-24 ans, il m'arrivait très souvent de ne pas terminer mes plats au restaurant. Puis j'ai connus les reproches style "tu commande toujours à la carte et tu ne fini jamais tes plats !".

Attention : d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu le bec sucré. Pourtant on ne mangeait guère de desserts à la maison : les fruits venaient invariablement clore nos repas.
Cependant, il y avait la cantine, et les camarades d'école... les bonbons et les "goûters". Il y avait aussi des fruits séchés à la maison, comme des raisins secs ou des abricots secs.
Il y avait aussi la boîte à bonbons et la boîte à biscuits chez mes grands parents maternels, et le placard à biscuits chez mes grands parents paternels.
L'argent de poche m'a assez tôt servit à satisfaire mes envies, si ce n'est pas carrément mes besoins de sucre.
La pâtisserie ménagère familiale également, d'abord avec ma sœur aînée, puis en solo.

J'avais très souvent du mal à terminer mes repas, en famille. Toutefois, j'avais rapidement faim à nouveau.
Mon premier souvenir en la matière me ramène un été. Je devais avoir 5 ou 6 ans, pas plus. Je n'ai pas pu finir mon assiette de ratatouille et pommes de terre. Mes parents ont rangé ces restes dans une boîte au frigo "pour plus tard". Or dans l'après midi, j'ai eu faim et j'ai terminé ces restes, froids. J'ai senti un certain étonnement de la part de mes parents en trouvant la boîte vide dans l'évier. Pas comme si j'avais fais quelque chose de mal mais... j'ai perçu une "différence" chez-moi, en comparaison à un comportement attendu et plus socialement acceptable.

J'ai des souvenirs tristes et blessants relatifs à ma faim, venant généralement de ma grand mère maternelle. Ainsi, si je venais à dire que j'avais faim en dehors des heures des repas, elle répondait "mange ton poing" et je ne comprenais pas bien ses intentions, si ce n'est que je devais faire comme si cette sensation n'existait pas.
Il est important de préciser que ma mamie était née en 1923 et avait 11 frères et sœurs. Par nature, cette grande fratrie, dans un milieu modeste, laissait peu de place aux besoins individuels. Elle reproduisait ce qu'elle avait vécu, avec un lexique affectif limité mais bien réel.

Je ne crois pas que mes parents avaient ce genre de comportement de minimisations de mes ressentis.
De toute façon, à la maison on avait accès à tout : les fruits frais et séchés, le placard avec les goûters, le pain, le réfrigérateur... Et même le verger et le potager, à la belle saison.

Néanmoins, j'avais tout le temps faim.
J'atteignais facilement la satiété, avec un petit estomac. Cependant j'étais affamée une ou deux heures après mon dernier repas. Surtout l'après midi. Je piochais dans ces réserves ou bien je mangeais des tartines de pain beurré couvertes de confiture préparée par mon papa ou de miel (comme je l'avais vu dans Tintin), dès que j'ai été assez autonome pour m'en préparer.

Quand j'ai pu aller à la boulangerie seule, après l'école ou à d'autres moments, à vélo, je me suis focalisée sur les confiseries. J'en voulais toujours plus et je ne savais pas les faire durer.

Je mettais de plus en plus de sucre dans ma boisson du matin.

Puis, comme de nombreuses personnes ayant des dépendances, j'ai commencé à voler.
Une sucette aromatisée cola, dans la boulangerie à Vilhonneur (lors de la grande balade d'arrivée au camp de vacances estival).
Des choco BN en emballage "portion" dans une veste oubliée à l'école de Valence.
Une plaquette de Galak à l'épicerie d'Aunac.

En fait je volais des choses auxquelles je n'avais pas "droit" du fait des jugements sentencieux de ma mère et de l'idée que je me faisais de la bienséance alimentaire.
J'étais tiraillée entre mon envie de sucre et de nouveauté et une forme de loyauté aux idées maternelles (pas de cola, pas de biscuits de marques, pas de chocolat blanc...).

Attention; il n'existait pas de véritables interdits alimentaires à la maison. Simplement il y avait des choses que nous n'achetions pas.
Je les avais intégrées comme proscrites, alors qu'elles ne faisaient simplement pas partie des habitudes alimentaires de notre famille.

À l'adolescence, j'accompagnais régulièrement mon père lors des grandes courses du samedi matin.
J'ai commencé à avoir des audaces, ajoutant au caddie des articles qui me faisaient envie, mais qui ne cadraient pas avec les habitudes de la famille: des yaourts aromatisés, des mélanges de fruits séchés pour apéritif, des snacks divers... Mon père était conciliant et m'a rarement dit non. Je n'en ai pas le souvenir. J'avais en outre de l'argent de poche, que je pouvais dépenser comme je le souhaitais.

J'ai découvert bien des choses au collège. Surtout quand j'avais 3h d'étude le vendredi après midi. La limonade. Le coca sous sa forme liquide. Le pop-corn. Des choses comme ça.

Une chose est claire, au delà de ces événements: j'ai très tôt eu une tendance assez révélatrice à manger seule et en cachette. Il m'arrivait très souvent d'emporter à manger dans ma chambre. J'avais cette faim dévorante, ce besoin irrépressible de manger que je vivais déjà en partie dans la honte et la souffrance.

J'ai compris assez jeune que ma grand mère paternelle était diabétique et que ça avait un lien avec le sucre. Mes parents s'inquiétaient de ma glycémie. Pas de mon addiction à la nourriture (et au sucre en particulier).

Très tôt, j'ai pourtant manifesté les "5 C":
  • Contrôle : perte de contrôle
  • Consommation : envie irrépressible de consommer
  • Compulsion : activité compulsive liée à la consommation
  • Continu dans l'usage
  • Conséquences : un usage continu malgré les conséquences négatives réelles ou théoriques
Mon addiction, c'est moi qui en ait pris conscience, avec la lecture de "Sugar blues : le roman noir du sucre blanc". J'avais environ 14 ans et j'ai entrepris de me sevrer du saccharose.
J'en étais à 7 morceaux de sucre dans un bol de 660ml de thé, le matin. Il m'arrivait très régulièrement d'acheter des sachets de bonbons le samedi et de les enfourner en mode automatique, les uns après les autres, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus dans le paquet. C'est d'ailleurs toujours mon mode de consommation irrépressiblement habituel de ce genre de produits.

J'ai réussi mon sevrage. Pendant un temps.
Je mangeais toujours, cependant, dès que l'envie s'en faisait sentir. Confondant souvent faim et soif, d'ailleurs.
Mon corps était déjà détraqué.

Je dois rappeler que j'ai très tôt eu des difficultés à gérer mon hygiène corporelle et buccale.
C'est encore le cas aujourd'hui.
En réalité, dès qu'on m'a laissé de l'autonomie, j'ai zappé les choses.
Si aujourd'hui j'ai conscience qu'une bouche contenant des résidus alimentaires peut augmenter l'envie de sucre, donner soif ou au contraire la diminuer, ce genre de concept me dépassaient dans mon enfance et mon adolescence. J'avais des caries, ce qui n'avait rien d'étonnant, entre ma consommation intensive et désordonnée d'aliments sucrés et acides, et la façon dont je négligeais ma brosse à dents.

Il y a aussi eut la période au cours de laquelle j'ai commencé à sauter le déjeuner, au collège. Puis au lycée. Au début, l'idée était de passer après les masses, d'éviter la cohue, l'agitation, le bruit, les comportements d'exclusion ("cette place est prise") ou de harcèlement ("bha tu vas pas manger..."[tes frites, ton dessert ou autres aliments à forte appétence]). Puis je me suis laissée glisser vers le jeûne complet, du thé du matin à mon retour à la maison. De ma seconde année de 5ème (13 ans) à la fin de la 3ème (16 ans)
Je rentrais à la maison et me faisais à manger. Au début de dévalisais le placard , et peu à peu je me suis tournée vers le salé, surtout après ma prise de conscience sur le sucre (celle concernant les aliments ultra transformées n'étant pas d'actualité). Dans le meilleur des cas, je dévorais une omelette aux pommes de terre. Sinon c'était souvent un plat préparé en conserve. Les premières fois sans discrétion... Mais constatant que cela paraissait excentrique, j'ai peu à peu essayé d'être plus furtive.

J'ai très longtemps mangé dans le secret, avec la culpabilité d'être décidément trop différente. Je ressentais une profonde souffrance, non seulement physique, mais également psychique, entremêlée à toutes mes autres sources de mal-être.

Vers mes 19 ans, pour la première fois, j'ai essayé de parler de ce problème à une psychologue. J'étais scolarisée au CEPMO à l'époque. Je me souviens encore de la gifle morale reçue ce jour là : "tout le monde grignote un peu, tu sais...". La psychologue n'a pas vu ni compris mon tourment. Peut-être parce que je faisais 65 kilos pour 1,65m, que j'étais bien foutue et que je ne cherchais pas à me faire vomir, ma souffrance n'a pas été prise en compte.

Pourtant mes troubles alimentaires étaient réels.
Dès le collège, j'ai commencé à connaître des épisodes de vomissements récurrents. Régulièrement, le weekend, surtout le dimanche, je faisais des indigestions liées à la fois à mes excès et à mon anxiété scolaire. Ça s'est encore aggravé à mon entrée au lycée, en internat dans une immense cité scolaire, avec un règlement intérieur datant de 1957.
À la maison, je mangeais dès que je rentrais de l'internat, tout ce qui me passait sous la main, tout ce que j'avais acheté dans la semaine, et ce en plus des repas en famille, et à la veille de mon retour à la vie collective, mon corps vrillait. Je vomissais, souvent la nuit. Souvent par le nez. Dans la honte et la conscience aiguë que je m'infligeais ça à moi-même.

J'ai été soignée pour un reflux gastro-œsophagien. Impossible de parler de ma faim sans fin à quelque médecin que ce soit. J'avais trop honte. Je ne voulais pas être stigmatisée encore davantage que je ne l'étais déjà.

On commençait à parler de l'anorexie et de la boulimie, à l'époque.
Mais concernant les troubles hyperphagiques, rien.
Je ne comprenais pas ce comportement qui me détruisait.

J'ai laissé les médecins gérer les symptômes sans les renseigner sur ce qui les provoquait fondamentalement. J'avais trop honte.
Sans surprise, tout ça m'a détraquée un peu plus.

Puis mon père m'a emmenée voir le docteur Lévy, un gastro-entérologue.
Celui-ci a discrètement compté le nombre de déglutitions que j'avais en une minute, tout en discutant avec mon père. Le chiffre était très révélateur: dix fois supérieur à la normale. Le rôle de mon anxiété a été révélé.

Ça n'a rien changé à mes troubles hyperphagiques.
Plus ça allait et pire c'était.

Pour ne rien arranger, je ne grossissais pas et ma mère me charriait même à ce sujet, en mode "toi, t'as du bol, tu peux manger ce que tu veux sans grossir!"
Elle n'avait pas conscience de mes souffrances.

Ce qui m'a longtemps préservée, je pense, c'était un jeûne intermittent dont je n'avais pas conscience.
Je buvais du thé avec un nuage de lait (après avoir compris le caractère délétère du sucre), le matin, mais je ne mangeais pas. D'ailleurs ça me donnait la nausée d'ingurgiter un solide, dans les premières heures suivant mon réveil.

Ce qui a provoqué mon début de prise de poids, c'est Alain. Il ne trouvait pas ça normal de ne pas manger le matin et il m'a donc poussé à changer mes habitudes.
La première année de notre vie commune, j'ai pourtant perdu du poids. Je me sentais libérée de ma vie d'enfant et d'ado, et du regard éreintant et sentencieux de ma mère. J'allais marcher une heure le matin et parfois autant à ma pause déjeuner. La première année passée au centre universitaire de la Charente, je n'ai pratiquement pas "grignoté".

Toutefois, le mode de fonctionnement d'Alain a rapidement rappelés mes démons, et je me suis remise à manger des choses riches en sucres et en graisses, souvent de bien piètre qualité et, lentement mais sûrement, mon poids s'en est ressenti.

Pour Alain, tout était question de volonté.
Le poids, la faim, la vitalité, la bonne santé : la volonté.
Plus il me le rabâchait et plus je me sentais déficiente.
Moins je me sentais bien dans ma peau et plus j'avais faim.
J'essayais de garder le contrôle en cuisinant et en préparant moi même des pâtisseries, pour essayer de garder un certain contrôle, mais plus j'étais submergée par les injonctions et moins j'avais de maîtrise sur ma faim.

Car oui, j'ai FAIM.

Je suis certes gourmande, mais pendant presque deux décennies j'ai perdu une partie de mes capacités olfactives et gustatives. Ce n'était donc pas ma principale motivation.
J'ai retrouvé odorat et sens du gout par rétro olfaction par hasard, après que mon neurologue m'ait recommandé de prendre un complément alimentaire de GABA (L'acide γ-aminobutyrique, souvent abrégé en GABA, est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central; il joue un rôle dans la transmission des signaux olfactifs).

Cependant, au delà du plaisir de manger des choses sapides et satisfaisantes, il faut comprendre qu'il n'est pas rare que je sorte s'un repas, dont j'ai conscience qu'il était nourrissant, à la fin duquel je me sens repue et à satiété... Mais que j'ai faim malgré tout ! Il m'arrive même de me sentir nauséeuse en raison d'un excès et d'avoir cette sensation détestable.

Je pèse 100kg, en ce début 2026.

Je me fiche de l'IMC qui est un calcul mathématique aberrant (qui ne tient pas compte de la masse osseuse ni musculaire, pas plus que de la répartition des tissus graisseux dans le corps).

Je ne me fiche pas du tout de mon tour de taille, car j'ai parfaitement conscience que la graisse viscérale est la plus néfaste pour ma santé.

Je ne me fiche pas de l'intertrigo qui vient attaquer les plis de chair, à mon entrecuisse et sous mes seins.

Je ne me fiche pas du tout de l'impact qu'ont mes kilos excessifs sur mes articulations déjà atteintes par l'arthrose.

Mais par dessus tout, je suis épuisée d'avoir faim constamment et que les médecins ne m'écoutent pas.

Récemment encore, mon médecin traitant, que j'apprécie pourtant beaucoup, m'a affirmé qu'elle avait elle même faim tout le temps. Cependant je ne pense pas qu'elle ait compris la nature de mes tourments.

Il est temps que je cesse d'avoir honte, pour pouvoir me faire aider véritablement.



Calculs de notaires, calcul des fonds patrimoniaux et cession transactionnelle.

Succession? Donc notaire.
Mais c'est quoi un notaire, au fond?

C'est un officier public, nommé par le ministre de la Justice.
C'est un professionnel du droit qui agit pour le compte de l’État.
Le notaire accompagne ses clients tout au long de leur vie.
Sa mission principale est de s’assurer que des documents importants, comme les testaments, le contrat de vente d’une maison ou d’un appartement reflètent bien la volonté des personnes concernées. Il a la capacité unique de rendre ces documents officiels et incontestables.

Le notaire authentifie les actes : en apposant son sceau et sa propre signature, il constate officiellement la volonté exprimée par les personnes qui les signent. Il s'engage personnellement sur le contenu et sur la date de l'acte. Cet acte s'impose alors avec la même force qu'un jugement définitif.

Un office notarial est une entité professionnelle dirigée par un notaire, un fonctionnaire public chargé de missions juridiques de manière indépendante. Ce dernier est investi de la fonction publique par l'État, bien que l'office notarial fonctionne de manière privée.

Mais un notaire, c'est également un professionnel libéral qui conserve son indépendance, et un chef d'entreprise responsable de son équilibre économique.
Il est tenu à une obligation de conseil vis-à-vis de sa clientèle.

Le notaire conseille ses clients sur les aspects juridiques des décisions qu’ils prennent.
Il s’engage personnellement sur le contenu de l’acte qu’il rédige et authentifie.

Je souligne l'importance de l'expertise juridique et de l'obligation de conseil et d'information des clients et justiciables à qui il a affaire.

On peut demander un conseil à un notaire, gratuitement.
On n'a pas à payer ce genre d'entretien parce que les notaires ont une charge d'office public: ils sont un des maillons de l'application du droit. En matière patrimoniale, matrimoniale et autres.

Bon. Depuis quelques années, j'ai affaire (ainsi que les autres coindivis de la succession de feu mon époux) à une notaire qui doit avoir légèrement perdue de vue sa mission. C'est vrai. Mais ce n'est pas une raison pour manquer de rigueur dans les procédures devant amener au règlement de ladite succession...

La loi n'est pas une question de morale ou de "gentillesse", c'est une question d'équilibre.
La Justice est un équilibre technique, pas un jugement moral des uns ou des autres.

Une succession veille avant tout à préserver un équilibre défini par la loi (les règles de dévolution successorales, auxquelles on ne peut pas déroger).

Cette succession, aussi douloureuse fut-elle pour les enfants de mon mari, doit obéir à des règles, encadrées par la Loi.


Ce que l'un des héritier ne comprend absolument pas dans l'histoire:

La "Renonciation" n'existe pas dans ce contexte.
Soit j'accepte la succession dans son ensemble, soit je la refuse dans son ensemble (et je n'ai pas l'intention de le faire).

Il faut comprendre qu'en matière de droit des successions, on ne renonce pas à un droit de propriété établi par un jugement définitif pour faire plaisir à quelqu'un.

Si je renonçais purement et simplement à la propriété (du quart du septième de la propriété d'une maison en Charente Maritime), qui est entrée dans le patrimoine de feu mon mari suite à une donation-partage, cela s'apparenterait à une donation déguisée. Fiscalement et juridiquement, c'est un non-sens qui pourrait m'être reproché plus tard par l'administration ou d'autres créanciers.

Toutefois, il existe une possibilité qui maintient le fameux équilibre technique: il s'agit d'une cession transactionnelle contre soulte
C'est la seule voie légale et propre.

Le mécanisme : je cèdes mes parts sur la maison en question, de sorte à ce que les enfants de mon mari en deviennent les seuls propriétaires. Mais ils me doivent une contrepartie, pour maintenir l'équilibre du partage.

Cette contrepartie, c'est ce qu'on nomme en droit la soulte.
En échange de mes parts (25% de 1/7ème), ils doivent me verser une somme d'argent qui correspond à la valeur de ces parts.

L'équilibre : Cela permet de compenser ce que je ne toucherais pas. En gros, c'est un rachat partiel, sans obligation de vendre le bien immobilier en lui même.

Je comprend tout à fait que cette transaction paraisse blessante aux yeux des enfants de mon mari.
Mais c'est, une fois de plus, une question de droits et d'équilibre.
Le but du législateur est d'éviter des déséquilibres.
Ceux ci restent possibles via les assurances vie, mais jusqu'à un certain point seulement.

Passer du statut de d'héritier d'une maison où on a des souvenirs d'enfance à celui de "débiteur de sa belle-mère" est une pilule difficile à avaler pour les enfants d'Alain. Pourtant, ce n'est rien d'autre que la conséquence directe de leur obstruction : en refusant de vendre cette maison à un tiers depuis des années, la seule autre option pour eux est de racheter ma part. S'ils n'en ont pas les moyens ou l'envie, la maison doit être vendue. Il n'y a pas de troisième voie où je m'effacerait gratuitement.

Pourquoi devrais-je renoncer ? J'ai subi l'emprise d'Alain, j'ai assumé les frais d'obsèques, j'ai mené une bataille judiciaire de quatre ans pour faire reconnaître mes droits, et je subis encore aujourd'hui une agressivité à l'origine de laquelle je ne suis pour rien!
La justice n'est pas une aumône.

Je rappelle une fois de plus que je suis la seule personne à avoir porté plainte contre Alain de son vivant. Je suis la seule qui ait vécu un non-lieu à statuer "parce que les violences avaient cessé".
Pourquoi la découverte de documents pédopornographiques sur l'ordinateur de mon mari, de son vivant, n'a pas fait l'objet d'un signalement immédiat aux forces de l'ordre?! L'emprise. L'emprise qu'Alain avait sur l'ensemble de son entourage. Une emprise que j'ai moi aussi subie.

Pourquoi devrais-je être punie? Pourquoi devrais-je dire "ha ben non, je passe l'éponge".
Ce n'est pas un déni de justice, ni un abus de droit.

Ce n'est pas non plus un concours pour savoir qui a "bien" ou "mal" fait, ou encore pour déterminer qui a le plus souffert.

Il apparait en outre une chose, que j'ignorais...
Toutes les donations faites par Alain de son vivant sont présumées être une "avance" sur la part d'héritage, de ses futurs héritiers, sauf s'il a été précisé au moment de celles-ci qu'elles étaient faites "hors part successorale".
Ainsi, au moment du décès, le notaire fait une reconstitution fictive du patrimoine. On ajoute la valeur des donations passées à ce qu'il reste effectivement sur les comptes au jour du décès. Cela permet de vérifier que personne n'a reçu plus que ce que la loi autorise.

Je n'étais pas du tout au fait de ce détail.
Or je sais que les fils d'Alain ont bénéficié de ce genre d'avance. Je pense qu'Alain n'aura pas omis de faire cette précision, puisqu'il me semble que les fonds étaient issus de la vente d'un bien qui avait justement été acquis sur des fonds propres.

Je ne veux pas spolier les enfants de mon mari.
Mais je ne renoncerais pas à ce que la Loi m'accorde.
La Justice a tranché, en janvier 2020.

Il faut avancer et laisser Alain là où il est: poussière, que je balaie hors de mon chemin.

samedi 3 janvier 2026

9 ans, 4 mois et 13 jours

La succession de Alain METAYER est ouverte depuis 9 ans, 4 mois et 13 jours.

Celle de Alain METAYER, né à MONTILS (17800), le 23 août 1948, décédé à ANGOULEME (16000) le 20 aout 2016.

C'était un monstre.

Pas un monstre hideux, avec une tête sur laquelle on peu lire malveillance et perversité.
Non, sa monstruosité, elle était cachée.
Dissimulée sous des nappes d'apparences soignées et de manipulation.
Il était pourtant intrinsèquement toxique.
Mais suffisamment intelligent pour faire croire aux autres que c'était une vue de l'esprit.

J'ai vécu avec lui. Je me suis pacsée avec lui. Je me suis mariée avec lui. Je l'ai laissé me détruire.

Il m'a imposé un système totalitaire, avec suffisamment d'intelligence pour que je me laisse faire.

Isolement social et familial:
Réduction systématique du monde à ses seuls jugements et convictions, à ses seules habitudes, à ses seules volontés.
Il a fait en sorte de saboter mes liens familiaux, sociaux, professionnels...

Manipulation et distorsion de la réalité :
Utilisation de sa grande intelligence pour nier mes ressentis et influencer ma perception du monde et de moi-même, me faisant douter de ma propre légitimité.

Contrôle coercitif et asymétrie de pouvoir :
Routines extrêmes, présentées comme la norme, exploitation de ma situation de handicap psychique, dont il avait pleinement conscience, et de ma vulnérabilité financière, me privant de dignité et de moyens de subsistance.

Privation d'intimité et promiscuité forcée :
Imposition de périodes de vie sans aucun espace d'isolement possible (une forme de torture sensorielle pour mon profil d'anxiété généralisée).

Contrainte par la terreur et la violence :
Menaces de d'abandon, pressions psychologiques, aggresions verbales durant des heures et aboutissant à des privations de sommeil...

Double vie et secrets occultes :
Dissimulation de ses activités criminelles (pédophilie) sous une façade de respectabilité, créant un environnement de mensonge total.

Somatisation forcée :
Création d'un climat de stress chronique si intense qu'il a entretenues voire provoqué des réactions physiques de défense (vulvodynie, ulcères, hyper-vigilance musculaire).

Il est décédé et j'ai du passer de longues heures en compagnie de son cadavre.
Les services funéraires m'ont appelée avec prévenance, durant les jours suivant, s'inquiétant du fait que je n'étais pas venu le voir. J'ai été obligée de leur dire que je ne viendrais pas.
Je voulais que les obsèques se déroulent de façon correcte. Mes parents ont du me décourager de dire la vérité sur lui, tronquant le texte que j'avais écris et que j'ai, de toute façon, été incapable de lire.
Je me suis effondrée et j'ai été hospitalisée une nouvelle fois à la Villa Bleue.
À ma sortie, mon père m'a dit que Minou et Anne s'étaient opposées à ce que l'urne contenant les cendre d'Alain reposent dans la tombe de leur parents. Le motif? Il avait abusé d'elles quand elles étaient enfant.

J'ai déjà écris sur mes découvertes, dans ce fameux disque dur de sauvegarde... Je crois?
Je ne sais plus quand. J'étais encore dans l'appartement 167.
Je n'avais pas pu déverrouiller le PC d'Alain et donc fouiller ses fichiers, comprendre. J'ai fini par le formater avant de le porter à la déchèterie. Mais il y avait ce disque dur de sauvegarde. Massif. Lourd. Effrayant. Un après midi, je me suis plongée dedans. Les noms des fichiers étaient codés. Athanar. Ce mot me reste en arrière gorge. Des photos. Des photos pornographiques homosexuelles, gérontophiles voire zoophiles. Je ne voulais pas regarder, je faisais défiler parce que j'avais une conviction que je voulais vérifier. J'ai mis du temps à décrypter les noms des dossiers. Certains ne contenaient que des liens vers des sites qui n'existaient déjà probablement plus. Et puis j'ai trouvé ce que je cherchais. J'ai failli vomir.
Je suis passer aux fichiers texte.
Au début, je n'ai pas compris. Les prénoms, je les connaissais. Lola, Bernard, Annicka, Tony, Melody... Sauf que les histoires racontées n'étaient pas celles de mes correspondants. J'ai même trouvé des éléments de ma propre histoire dans ma lecture en diagonale. Selon les fichiers d'archivages des correspondances, les histoires de vie changeaient, même.
J'ai compris à quel point il m'avait menti et manipulée.
Jusqu'au bout, pourtant, je lui ai demandé le véritable nom de Lola et Bernard et il a eut le culot de scander, de sa voix brisée et saccadée par la maladie "je l'ai jamais su" alors que c'était lui, ces gens là! c'étaient des incarnations de ses désordres moraux et de son gout pour la manipulation! Des alias et des avatars. Alain était un marionnettiste. Il brisait les gens et s'en servait ensuite comme de pantins.

Le jugement rendu par le TJ d'Angoulême le 23 janvier 2020 (N° RG 17/02381 ; N° Portalis DBXA-W-B7B-EI) portait sur la façon dont la succession devait être répartie... Cette procédure, je m'en serais bien passée, mais elle a le mérite de m'avoir donné, ainsi qu'à son fils cadet, l'occasion de démontrer à la justice à quel point Alain était un monstre. Un pervers narcissique manipulateur doué d'une grande intelligence, n'hésitant pas à mentir, à voler et à exploiter les autres pour voir ses intérêts avantagés. Mais surtout, c'était un pédophile. Il a abusé de ses fils, et avant eux, de certaines de ses sœurs (à 19ans, il a abusé d'une de ses sœurs cadettes, alors âgée de 6 ans).

Toute sa vie, il a menti et manipulé son entourage, en grande partie pour pouvoir asseoir son emprise et pouvoir librement abuser sexuellement des enfants à sa portée. Il a agressé certaines de ses sœurs, ses fils ainsi que les filles de la compagne avec qui il a passé 20 ans. J'ai la conviction profonde qu'à l'aide de ses compétences en informatique, il a également contribué au développement de réseaux d'échanges de photos pédopornographiques sur Internet.

Il m'a fait subir des violences intolérables, mais qui restent presque anodines en comparaison de ce qu'il a fait subir à tous ces enfants qu'il a lui même abusé ou contribué à faire abuser.

Sur la fin de sa vie, à plusieurs reprises, il a essayé de pousser au meurtre plusieurs de ses proches, dont moi et son fils, ne réussissant qu'à nous terroriser, nous donner envie de mettre fin à nos jours et nous faire fuir loin de lui.

L'inertie de cette succession, qui se prolonge maintenant depuis 9 ans, 4 mois et 13 jours est devenue insupportable!

Du vivant d'Alain, à ce que je sache, je suis la seule à avoir porté plainte contre lui. Pour maltraitance conjugale. Cela a aboutit à un non lieu à statuer, la situation de violence ayant prit fin (j'ai quitté le domicile pour partir en hospitalisation à la Villa Bleue, principalement parce qu'il avait commencé à me demander de le tuer). Ces 15 mois de vie séparée, exclue de mon propre domicile, se sont passées dans la douleur, car il m'avait prit ma dignité et réduits tous mes moyens de subsistance. En situation de handicap, je ne pouvais pas percevoir mon AAH et j'étais obligée d'être hébergée par ma famille.

Nous sommes plusieurs à avoir vécu une décompensation amnésique, le jour de son décès ou durant les semaines et mois qui ont suivi. Certaines des victimes, faute de pouvoir s'en prendre à cet auteur décédé, on essayé de rejeter la faute sur moi, m'accusant sans détours d'avoir été complice de crimes dont je n'avais pas la moindre connaissance.
Les choses se sont décantées. Nous sommes désormais alliés face à cette injustice qui perdure, encore, à ce jour.

À l'inverse, une personne en qui je voyais une alliée s'est avérée être en réalité une manipulatrice. Je ne connais pas ses motifs. Se voile t'elle la face ou agit elle sciemment? Je ne saurais le dire. En tout cas elle a contribué à l'enlisement de la situation.

Tout ça doit cesser.
Nous avons droit à la parole, comme nous avons le droit de laisser tout ça derrière nous.

vendredi 2 janvier 2026

Douleurs et santé somatique

Très jeune, j'ai été confrontée à la douleur physique.

Mes premiers souvenirs en la matière remontent à l'école maternelle.
Des maux de ventre. Aigus. Je n'avais pas le vocabulaire pour les décrire.
La douleur était vive et térébrante (douleur semblable à celle que provoquerait un objet en pénétrant dans le corps).
Une fois, on m'a emmenée voir le médecin. Il a probablement conclu à de l'anxiété.
Les maux de ventre n'ont pas disparu.
J'ai des souvenirs, toujours à l'école maternelle, dans lesquels mes camarades de classe d'âge me fournissent leurs astuces pour calmer des douleurs (comme mettre sa main sur son ventre).
J'ai le souvenir, aussi, des adultes qui mettaient en doute mes ressentis, les tournaient carrément en dérision, voire m'encourageaient à passer outre, comme si c'était une preuve de force de caractère.

Assez tôt, j'ai cru comprendre que maux de ventre (intestinaux) et maux d'estomac n'étaient pas de ceux qui nécessitent une intervention des adultes.

Après tout, à la cantine, on niait allègrement mes dégouts et nausées face à des aliments tels que le jambon blanc ou les chipolatas. Il y avait alors un état d'esprit malsain dans les cantines: au lieu de laisser les petits enfants s'habituer aux aliments, on les obligeait à gouter un petit bout... puis sous prétexte que le petit bout était passé, il fallait finir l'assiette. Une solution de facilité pour les auxiliaires chargées d'accompagner les repas.

Au moins une fois, à moins que ça n'ai été que la première, j'ai vomi.

Au cours de cette petite enfance, j'avais aussi, assez souvent, mal au crâne. J'avais l'impression que ma boîte crânienne se resserrait et me comprimait les tempes. Il m'a fallut des décennies pour apprendre qu'il s'agit là de céphalées de tension, liées à une contraction généralisée des muscles, en particulier dans la nuque, les mâchoires et les épaules.

L'autre type de douleur éprouvée de manière précoce, ça a été au niveau urinaire. Comme si je n'arrivais pas à évaluer correctement mon besoin de miction. J'ignore quand j'ai appris à m'appuyer sur la vessie pour terminer la vidange de ma vessie.

Ces douleurs là sont devenues envahissantes en cycle 2, c'est à dire après mon entrée en CP et avant ma sortie de CE2. J'ai le souvenir d'avoir traversé la salle de cantine et le préau avec l'angoisse de laisser échapper quelques gouttes d'urine, tandis qu'une fois accroupie dans les WC à la turque, je me trouvais incapable d'expulser la moindre goutte. J'ai appris à pousser et à appuyer sur ma vessie voire à aller stimuler l'urètre ou même la vessie elle même, avec mes doigts.

J'avais déjà commencé à me déglinguer le corps et les reflexes naturels.

Vers mes 14 ans, j'ai pris conscience que je pouvais uriner sans pousser. Depuis, je lutte contre cette habitude délétère qui ne m'est jamais totalement passée.

J'ai eu des problèmes de constipation assez tôt, sans pouvoir situer d'événement marquant ou déclencheur. C'était comme ça, c'est tout, et je ne voyais pas l'intérêt d'en parler à mon entourage. J'éprouvais une certaine honte, sans vraiment m'en rendre compte, sans être capable d'en parler ni de me confier à ce sujet.

Vers l'âge de 6 ou 7 ans, je me suis cassé le gros orteil du pied droit, dans un accident de vélo. J'étais trop petite pour les canes anglaises, alors papa m'a confectionné des béquilles. On ne plâtre pas un orteil. On le bande. C'était désagréable, mais j'ai fais avec.

Les premières douleurs neuropathiques sont apparues à cette époque. Dans les jambes. La douleur était bilatérale, diffuse, déchirante et lancinante. Au tout début, je m'en suis plainte et il y a eu exploration médicale et radios. Rien d'anormal au cours des examens. Tandis que j'avais terriblement mal dès que j'étais debout, le médecin de famille a fini par conclure qu'il s'agissait de douleurs "de croissance" et que ça finirait par passer. J'ai dû apprendre à vivre avec cette sensation terrible que je place entre 5 et 7 sur une échelle de 10.
De nos jours, je fais encore des crises, bien que j'ai terminé ma croissance depuis belle lurette.

J'avais aussi régulièrement des irritations dans la bouche, au niveau du palais, sans comprendre pourquoi. Je tendais à me rapporter à un incident en lien avec ma sœur aînée, qui aurait appuyé sur le manche d'une fourchette que j'avais dans la bouche, étant enfant, écorchant ainsi mon palais. Je ne sais pas si cette histoire est exacte. Toujours est-il que j'ai eut régulièrement des douleurs à cet endroit. Je suis assez fragile des muqueuses, que je peux m'écorcher par accident avec des croutes de pain, ou à cause de certains additifs alimentaire. Je suis sujette aux aphtes et autres ulcérations. J'ai aussi la fâcheuse tendance à serrer les dents et "sucer" mon palais, et à mâchouiller l'intérieur de mes joues.

Les démangeaisons que j'éprouve actuellement au niveau du cuir chevelu me rappellent que celles-ci aussi sont apparues de manière précoce. Je ne sais pas trop à quel moment exact, si ce n'est avant mon entrée au collège. J'ai le souvenir affreux d'un traitement antipoux qui m'avait déclenché un prurit extrêmement douloureux, des heures durant. J'avais l'impression que la peau de mon crâne était littéralement en flammes tellement la sensation était intense. C'était un mercredi et j'étais très angoissée, alors maman m'avait emmenée avec elle dans sa voiture, tandis qu'elle partait faire des courses, comme si sa présence pouvait atténuer la sensation. Etrangement j'associe mon prurit chronique à cet événement spécifique, bien que je doute qu'il s'agisse du point d'origine de ces troubles localisés.

Au début du collège, alors que je faisais soigner des verrues plantaires par la dermatologue du coin, celle-ci m'avait assuré que j'étais trop jeune pour avoir des pellicules, sans pour autant prendre la peine d'examiner mon cuir chevelu. Aucun dermatologue ne l'a fait plus tard et mes problèmes à ce niveau ont persisté.

À mon entrée au collège, je ne me souviens pas de douleurs spécifiques, mis à part en cours de sport et quelques soucis liés à mes premiers troubles compulsifs alimentaires et à mes contractures musculaires. J'étais frileuse et sensible à la chaleur, et ça me jouait des tours quand il faisait froid le matin mais chaud l'après-midi.

C'est au collège que j'ai eu mes premières crises de "tétanie", me crispant tellement que j'avais ensuite du mal à marcher, privée de forces après des crises anxieuses (généralement liées à un sentiment d'injustice, souvent lors de longues heures d'étude, au cours desquelles les surveillants brisaient mes cycles de pensée, en rappelant constamment les autres élèves au silence).
À 14 ans j'ai pu avoir un deux roues motorisé et quitter l'établissement lorsque j'avais ainsi trois heures d'étude d'affilé. Mais avant ça, j'avais déjà obtenu de mes parents l'autorisation d'aller et revenir du collège en bicyclette. Ce trajet de 7 kilomètres par une route ne comportant que des pentes, à monter ou à descendre, je l'ai fais des dizaines de fois, préférant souffrir en le parcourant qu'en subissant l'enfer des heures d'étude en compagnie de mes camarades et de deux trois ou cinq autres classes dans le réfectoire.

J'ai été menstruée en première année de 5ème, c'est à dire à 12 ans. Au début, pas de soucis. Mais peu à peu c'est devenu douloureux, avec des troubles intestinaux spasmodiques et des douleurs lombaires. J'ai connu quelques années pénibles, mais vers 14-15 ans, on m'a prescrit du Cebutid, un anti-inflammatoire non stéroïdien, que je devais prendre deux jours avant la date prévue de mes règles puis pendant toute leur durée. Je sais aujourd'hui qu'il n'est pas normal de subir des règles douloureuses et qu'il est possible que je présente une endométriose légère.
Cependant ces douleurs se sont considérablement atténuées quand, à 16 ans, je me suis fais prescrire la pilule. D'abord Trinordiol, pendant des années, puis Adepal et pour finir, Microval, avec laquelle mes règles ont progressivement disparu. Aujourd'hui, j'ai un DIU hormonal avec lequel je n'ai pas non plus de règles et donc pas de troubles spasmodiques en lien avec ce phénomène.
Les douleurs mammaires en revanche, m'ont longtemps torturée. On m'a diagnostiqué une mastose, vers mes 18 ans, après quelques années de douleurs et d'inflammations. Parfois, j'ai encore mal, mais dans un tableau douloureux assez dense, ça passe finalement inaperçu.

Parmi mes problèmes les plus récurrents figurent les troubles digestifs divers.
Pendant mon enfance et jusqu'au collège, j'étais constipée de manière chronique. Une constipation terminale, avec une grande difficulté à vider l'ampoule rectale. Des moments difficiles passés aux toilettes, à essayer de me libérer de ces encombrements. Je n'en parlais pas. Pas plus que de mes pets foireux, qui souillaient mes culottes, à ma grande honte.

Je ne parlais pas non plus de mes nombreux renvois acides. J'en avais très souvent, après ou totalement en dehors des repas.
Ils se sont accrus au collège et ont prit une autre dimension.
J'ai ainsi un terrible souvenir de cours de sport, lors duquel les profs nous avaient rassembler pour nous parler de stratégie ou quelque chose de ce genre. En tout cas nous n'étions pas dans la salle omnisports, mais dans la salle de réunion de celle-ci, tout au bout du couloir des vestiaires. Je ne sais plus de quel sport il s'agissait, mais je pense qu'il était question de ballons, donc soit de handball, soit de basket, soit de volley. Et puis d'un seul coup, je me suis sentie vraiment très nauséeuse et je n'ai eu que le temps de dire que je me sentais mal avant de vomir, comme ça, devant tout le monde. C'était horrible. Après ça, je n'ai plus jamais pu manger de fromage "Petit Louis", dont on voyait clairement des morceaux dans la flaque régurgitée, ce qui dénotait une tendance à ne pas mastiquer suffisamment mes repas.

Les repas au collège étaient un enfer. Je sais qu'à partir de 13 ou 14 ans, j'ai trouvé des alternatives au temps passé dans la cour et dans les files d'attente menant à la cantine en self-service. J'ai découvert la salle d'auto-discipline, et j'aimais aller m'y réfugier pour écrire, à l'abri des autres. Cette activité m'apaisait. Je ne faisais pas mes devoirs: j'écrivais pour moi, pour faire sortir mes tensions internes, évacuer ce qui me faisait du mal. Cette salle se situait tout près du bureau du Principal, de l'administration et du bureau des surveillants.
Au début, je cherchais seulement à éliminer l'attente passée à être pressée et bousculée dans les rangées d'élèves. En attendant ainsi la fin de service pour aller manger, j'éludais le problème de la mêlée. Je m'évitais les mouvements des autres, leurs cris et leurs chahut qui me déplaisaient tant. Mais peu à peu, j'ai commencé à louper complètement l'heure de rejoindre le réfectoire. Purement et simplement. Ça s'est fait sans que je l'ai planifié: à midi, je jeûnais. Une tendance directement liées à mes évitements (ne pas aller manger au self-service de la cafeteria m'évitait la promiscuité physique, les attentes des cantiniers, les mesquineries des autres élèves et le brouhaha épuisant du réfectoire). Aussi, lorsque j'arrivais à la maison, après mes journées de collège, je me préparais régulièrement des œufs au plat, des omelettes ou des conserves de plats préparés. Et ne voulant pas laisser voir les choses, je mangeais à nouveau en famille à 20h, plus légèrement.

À mon entrée au lycée, où j'étais interne dans une grande citée scolaire bâtie au cours des années 1950, j'ai d'abord essayé de retourner prendre mes repas à midi. Mais l'attente était encore pire qu'au collège, et les procédures y étaient en outre bien plus complexes. J'ai rapidement abandonné l'idée de déjeuner en toute quiétude. Je préférais monter au dernier étage et lire, assise à même le sol, en attendant que le temps scolaire reprenne. Les salles d'étude, à l'interclasses du déjeuner, étaient bien trop agitées pour que j'y trouve le moindre confort. Le dîner était plus facile, même dans ces vastes espaces.

Le weekend, je remplissait mon vide intérieur, toujours plus vaste et profond. En mangeant. Tout y passait: des viennoiseries congelées par mon père aux snacks apéritifs conservés dans les placards, voire même des aliments dont la saveur me déplaisait pourtant. Qu'importait, du moment que ça se mange! Manger, lire, me vider l'esprit devant la TV, savourer le contact de l'eau chaude sous la douche et manger encore. Puis, peu à peu, de manière récurrente, vomir. Le dimanche soir ou en fin d'après-midi.

Depuis toujours, j'avais une forte appétence pour les confiseries et pâtisseries. Depuis que j'étais libre d'aller où je voulais en vélo, j'allais dépenser mon argent de poche à la boulangerie du village voisin.  Au début. Puis dans les moyennes surfaces, quand j'allais au collège à vélo. Bonbons, pop corn, biscuits et autres.

Cependant, je me dois de préciser que, dès que j'ai été autonome pour me brosser les dents de manière régulière, cette activité m'est devenue compliquée. Non par anxiété ou désagrément quelconque: c'était tout simplement compliqué de penser à le faire. Ma santé dentaire en a forcément été impactée et mes visites chez la dentiste sont devenues récurrentes. Mes caries étaient nombreuses et imposantes. Au début formées sur mes dents de lait. Plusieurs fois, la dentiste a dû arracher des dents trop touchées. Il y a par exemple eut cette molaire inférieure... J'avais mal, mais pas tant que ça, étrangement. Cependant je pouvais faire tenir l'embout d'un coton tige dans la cavité de la carie, tout de même. Face à cette dégradation, l'arrachage était inéluctable. Malheureusement la racine n'avait pas encore commencé à se dégrader, me faisant risquer un abcès si l'infection se propageais plus en profondeur. Je me souviens très bien des mains de l'assistante tenant ma mâchoire, posées de part et d'autre de mon crâne, tandis que la dentiste essayait d'extraire la racine. Il lui aura fallut trois reprises et autant de pinces pour y parvenir. Pourtant je ne suis pas traumatisée: aller chez le dentiste, aujourd'hui, reste une activité comme une autre. Certes pas super agréable, mais permettant généralement de retrouver un certain confort. J'ai aujourd'hui des plombages, des couronnes et un implant dentaire (après avoir eu un abcès récidivant sous une molaire dévitalisée)

J'ai connu un phénomène qui m'a beaucoup impactée, alors que j'avais 14 ans. Je me suis trouvée coincée de la mâchoire. Il m'était impossible de l'ouvrir totalement et chaque bouchée était un enfer. Les douleurs se situaient entre 6 et 8 sur l'échelle de la douleur. C'était handicapant et très anxiogène. Les symptômes étaient divers, mais globalement je présentais des douleurs en avant de l’oreille, au niveau des mâchoires, dans les muscles masticateurs, des maux de tête et l’articulation de ma mâchoire claquait, en plus de la limitation d’ouverture de ma bouche.
Ma dentiste ne comprenait pas et m'avait donc adressée à son mari, dont le cabinet était mieux équipé. ils n'ont jamais su identifier le problème. Un problème pourtant simple: je n'avais pas conscience, à l'époque, qu'il n'était pas normal de serrer des dents en permanence. Or c'était le cas.
Environ une dizaine d'années plus tard, on m'a diagnostiqué clairement un syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur (SADAM).
À l'adolescence, j'ai été obligée d'attendre que ça passe.
Les choses se sont aggravées avec l'émergence de mes dents de sagesse, vers 17-18 ans. Non qu'elles n'avaient pas la place, mais l'action mécanique du bruxisme les rendait plus exposées . En les faisant retirer, à 19 ans, j'ai vu mes maux de tête diminuer considérablement.

Au collège, j'ai aussi eu de gros soucis liés à la sphère ORL. J'ai commencé à avoir des angines récurrentes, qui m'empêchaient d'aller prendre le bus le matin. Cependant je tiens à souligner que les tests sur prélèvements étaient peu utilisés à l'époque, donc le médecin se fondait exclusivement sur la plainte et l'observation. Je ne suis pas certaine que c'était véritablement à 100% des angines bactériennes, même si on m'a toujours prescrit des antibiotiques. Il y a fort à parier que certaines fois c'était des virus, et même peut être, le résultat de renvois gastriques chroniques.

À un moment, je me suis plainte de douleurs dans les genoux. Une fois encore, je n'avais pas les mots pour décrire ce que j'éprouvais alors. Une sensation d'arrachement et de déchirure, irradiante et lancinante, parfois pongitive. Le médecin avait conclu à "un petit syndrome rotulien", me prescrivant des oligoéléments en ampoules sublinguales. Du magnésium et du lithium.

En outre, au cours de mon année de 3ème, j'ai eu la rougeole. Avoir cette maladie à 15 ans, c'est très éprouvant. Je sortais justement d'une angine et mes premiers symptômes ont été une grosse baisse de tension, en cours de SVT, un mercredi. Je repartais en scooter, et en toute logique, mon professeur était inquiète, mais j'ai passé outre. Après être rentrée à la maison, je n'ai pu retourner au collège que 10 jours plus tard. En plus de la fièvre, j'ai vu ma peau se consteller de tâches rouges, qui me démangeaient atrocement et j'ai aussi pelé de l'intérieur de la bouche et de toutes les muqueuses. J'étais exténuée. J'ai vraiment souffert de cette maladie.

Cette même année de 3ème, j'avais aussi des cystites assez sévères, touchant exclusivement la vessie, mais provoquant des douleurs vives apparentées à des brûlures et à la piqûre de millier de minuscules aiguilles. Une des douleurs les plus pénibles qui existent, selon moi. On a envie d'uriner mais ça brûle horriblement. J'avais un petit ami, avec qui j'avais des relations sexuelles protégées (préservatifs). Le diagnostique était simple: cystite de la jeune mariée. Cependant on ne m'a jamais prescrit d'ECBU (analyse d'urine et cultures bactériennes) à cette époque. Les antibiotiques, ici aussi, étaient systématiques, jusqu'à mes 21 ans. Puis on m'a suggéré de faire une échographie de la vessie, devant la récurrence des épisodes infectieux. 
Ça s'est très mal passé. Le comportement du radiologue a complètement faussés les résultats de l'examen: j'étais arrivée un peu avant l'heure, vessie pleine comme on me l'avait recommandé. Cependant la secrétaire s'était abstenue de me dire que le médecin avait une bonne heure de retard. Alors je n'avais pas osé aller aux toilettes, en dépit d'une vessie exceptionnellement distendue. Le temps que le praticien s'occupe de moi, ma vessie me lançait affreusement, au point que des voisins de salle d'attente m'avaient demandé si ça allait, car j'étais devenue très pâle.
Quand ça a finalement été mon tour, j'ai été sidérée par le comportement du médecin. Déjà, il m'appelait "mon chou". Ensuite, il ignorait totalement mes mimiques de douleur. Il m'a demandé de faire "un gros pipi" (il m'eut semblé plus judicieux de me demander d'uriner, tout simplement), sans tenir en compte que ma vessie ultra pleine risquait de ne pas pouvoir être vidangée totalement. J'étais en souffrance, mais on m'a traitée comme une gamine, sans excuses pour le retard, et sans se préoccuper de mon consentement à la présence des étudiants en médecine lors des examens. C'était humiliant.
Au final j'avais eu un traitement antibiotique à prendre sur une année, à raison d'une gélule tous les 3 jours. Quelques semaines après la fin, les cystites étaient de retour. Les mycoses vaginales, omniprésentes.

En effet, dès mes 17 ou 18 ans, j'ai commencé à souffrir d'un prurit intense au niveau de la vulve, accompagné de pertes grumeleuses. J'ai souffert en silence pendant des mois, jusqu'à ce qu'une gynécologue m'examine aux alentours de mes 19 ans pour un autre motif et identifie immédiatement une mycose sévère interne et externe et me prescrive le traitement local adapté. Jusque là, j'avais cru que ces sensations étaient psychosomatiques. Savoir qu'il y avait une cause médicale et un traitement, ça a été un soulagement. Cependant ça n'a pas duré, car si les ovules vaginaux agissaient en toute discrétion, l'application de l'émulsion d'éconazole m'a provoqué des sensations de brûlures épouvantables. Ce prurit aigu dépassait de beaucoup l'inconfort lié à la mycose elle même. J'ignorais si c'était normal ou pas et je ne souhaitais pas en parler à mes parents. J'ai souffert en silence, jusqu'à revoir la gynéco, qui m'a alors prescrit une crème cicatrisante.

Peu à peu, je me suis habituée à avoir mal.
Les douleurs dans les jambes revenaient de manière chronique, sans que j'arrive à identifier de facteurs déclenchants particuliers. Les troubles digestifs faisaient partie de mon quotidien.
Alors que j'étais au lycée, vers 16 ans, j'avais commencé à souffrir de violentes coliques dès que je faisais certaines sorties, comme aller au cinéma par exemple. Quelques années plus tard, j'apprenais qu'il s'agissait de diarrhées fonctionnelles liées au stress. Au moins, je ne souffrais plus de constipation.
Je ne parlais plus de mes douleurs diffuses à mon entourage, lasse d'entendre dire "quand tu aura mal nulle part, tu nous préviendras" et autres remarques pleines de sarcasme, insinuant que ma réalité n'avais rien de spécial ou de problématique.

Mes parents n'ignoraient pas totalement mes troubles somatiques, mais ils se sentaient certainement impuissants. Face à la récurrence des mes indigestions et vomissements, le médecin avait parlé d'un reflux gastro-œsophagien (RGO) et m'avait prescrit des médicaments qui accéléraient la vidange gastrique, entre autres choses. Toutefois, mon état n'était pas clairement amélioré et je connaissais davantage d'épisodes de diarrhées. Aussi, après des mois de traitement, mon père m'a emmenée voir le gastroentérologue de la famille. Durant la consultation, le spécialiste a constaté que j'avalais vingt fois plus que la fréquence normale. J'étais à jeun et il a proposé de me faire passer une endoscopie exploratoire, histoire de vérifier une hypothèse. L'examen n'a pas été un moment agréable, mais le médecin avait une technique de choc pour contrecarrer le reflexe de régurgitation, qui a fonctionné. Bavant et éructant, je me suis focalisée sur les paroles échangées entre mon père et le gastro. Tout était beau et en bon état. Sauf le sphincter de mon estomac, qui ne se fermait plus, à cause de mes nombreuses déglutitions, faisant entrer de l'air, lequel devant ressortir... Bref, je faisais de l'aérophagie chronique liée à une anxiété chronique manifeste. J'ai pu arrêter les traitements du RGO et prendre autre chose.
Ce n'était pas nouveau, mais je n'avais pas conscience de l'impact que ça pouvait avoir sur mon corps et ma santé en général.

Quinze ans plus tard, c'est le même gastroentérologue qui m'a refait une endoscopie, toujours en anesthésie locale (j'avais refusé l'anesthésie générale, que je n'avais pas eu la première fois). Cette fois ci, j'avais trois ulcères gastriques. Helicobacter pilori y était étranger: mon corps saturé de cortisol s'attaquait lui même.

Pour la petite histoire, je suis en souffrance à cause de mes troubles compulsifs alimentaires depuis une bonne trentaine d'années, mais ils n'ont jamais été pris en charge. Certaines personnes ont même eu le culot de me dire alors que j'étais jeune adulte, que tant que je ne me faisais pas vomir et que je ne prenais pas de poids, ça n'était pas bien grave. Puis j'ai commencé à grossir, en fait. Vers mes 25 ans, ma courbe de poids a commencé à grimper. Jusqu'à 97kg à 33 ans.
J'ai réussi à perdre de la masse grasse après mon hospitalisation à la Villa Bleue en mars 2015. Puis je suis revenue à 65 kilos à la suite du décès d'Alain. Il faut dire que j'enchainais les activités physiques, pratiquant aquagym et fitness en salle. Jusqu'à perdre de la masse maigre, en raison de mon excès d'assiduité. Puis j'ai levé le pied et je me suis à nouveau consolée de mon mal-être dans l'alimentation. Ma courbe de poids est repartie à la hausse, accompagnée de douleurs diverses et variées, souvent articulaires et musculaires. J'ai repris du poids, mais différemment, avec une meilleure structure musculaire. Je parait ronde plutôt que grasse.

J'en profite de ce moment où j'évoque Alain pour dire que dès le début de notre vie commune, j'ai commencé à vivre un calvaire au niveau gynécologique. Car très vite, j'ai souffert de vulvodynie spontanée, aggravée par le contact. Un inconfort vulvaire chronique, traduit la plupart du temps par un prurit intense, sans la moindre lésion visible. Il était encore plus intense lorsque nous étions dans les Pyrénées, à Argelès-Gazost, durant des périodes de grande promiscuité, au cours desquelles j'étais dans l'impossibilité de m'isoler. Je crois que ça a duré bien deux ans, avec des variations dans l'intensité des symptômes. Mon gynécologue de l'époque a essayé de comprendre et j'essayais de faire ce qu'il me conseillais. Jusqu'à ce qu'il me dise un jour "vous êtes trop à l'écoute de votre corps" et que, la fois suivante, je lui affirme essayer de faire abstraction de ces douleurs et qu'il me regarde sévèrement en disant "vous n'êtes pas assez à l'écoute de votre corps". En gros, j'étais le problème. C'était consternant et démoralisant. Je haïssais mon corps, mes douleurs, et mon indisponibilité sexuelle pour mon conjoint.
Bien longtemps après, j'ai compris que j'avais l'agression sexuelle qu'il m'avait fait subir le 27 mai 2001 et que la réponse était là, évidente.
Je n'ai plus jamais souffert de cette pathologie, après avoir repris ma liberté de vie.

Plus tard, j'ai eu des douleurs dans les hanches, sans qu'on en trouve la cause médicale. Je pense que c'était avant tout la résurgence des douleurs chroniques que j'avais connues dans mon enfance. J'avais toujours des crises dans les jambes, et elles remontaient jusque dans le bassin, rendant la mobilité de celui-ci pénible.

Vers mes 32 ans, j'avais des lombalgies chroniques et je faisais des séances de kinésithérapie, lesquelles ont aussi révélé des problèmes le long de ma colonne vertébrale, en raison de tensions chroniques.

Peu à peu, mon tableau clinique s'est résumé à mes troubles digestifs, alternant constipation et diarrhées et à ces douleurs musculosquelettiques de plus en plus présentes. De quoi oublier de tenir compte de la sensation de plus en plus présente sur le dessus de ma cuisse droite. Un engourdissement, plutôt, la plupart du temps. Avec des décharges glacées par moment. Et des douleurs de plus en plus récurrentes, debout ou allongée. Et puis bon, j'ai demandé à être adressée à un neurologue. J'ai eu la chance d'avoir un rendez-vous rapidement. Mais au fil de la consultation, il a oublié ma cuisse et s'est focalisé sur le reste: toutes ces douleurs, qui me torturent et auxquelles je me suis pratiquement habituée, au fil des années. Certes, j'avais un TENS qui me soulageait en partie des algies des membres supérieurs... mais le neurologue cherche, prescrit des examens radiologiques et fini par donner son diagnostique: syndrome fibromyalgique. Je suis obligée de lui rappeler que j'ai consulté pour ma cuisse. Il s'agit d'une méralgie chronique.

Quoi d'autre? Il y en a d'autres, des maux, des douleurs et des problèmes de santé.
Il y a le syndrome de l'intestin irritable. Et aussi ma maudite hypertonie vésicale, diagnostiquée presque en même temps que la fibromyalgie, grâce à un bilan urodynamique, après plus de 20 ans de souffrances, dont plusieurs à sentir ma vessie en permanence. Prescription d'un UroStim et d'un alpha bloquant. Puis d'une rééducation périnéale, qui commencera en février 2026.

Il semblerait que le diagnostique d'un TDAH pourrait changer énormément de choses.
Car en pacifiant un système nerveux hyperactif qui déborde constamment de cortisol, tout ça pourrait bien changer!

Je ne veux pas non plus trop espérer.


jeudi 25 décembre 2025

Bientôt 2026

C'est le jour de Noël. Solstice d'Hiver.
Dans une semaine, on aura basculé en 2026.
Pour l'heure, j'ai des petits gâteaux dans le four.
Impro totale...

Ingrédients:
  • 100 gr de sucre glace
  • 100 gr de beurre demi-sel
  • 80 gr de blanc d'œuf (+/- 3)
  • 100 gr de compote de pommes
  • 50 gr de fécule de maïs
  • 400 gr de poudre d'amandes
  • extrait de vanille, rhum
Préparation:

Préchauffer le four à 170°C. Crémer le beurre avec le sucre glace. Ajouter 100 gr de poudre d'amandes, puis le blanc d'œuf et bien mélanger. La compote de pomme. Tamiser la fécule et mélanger encore. Ajouter 1cc de vanille liquide et 1cs de rhum. Ajouter le reste de poudre d'amande. Former des petites boules avec une cuillère à café et les rouler entre ses mains délicatement en les posant au fur et à mesure sur une tôle à pâtisserie chemisée de papier sulfurisé. Aplatir légèrement avec une petite cuillère trempée dans un verre d'eau. Cuire 15 min environ et transférer sur une grille à pâtisserie pour laisser refroidir. Conserver dans une boite hermétique.



Savourer en famille.

Je pars tout à l'heure chez ma sœur, mon amie, ma confidente, mon soutien, mon alliée.
Tous mes proches me sont chers, et ma nièce évidement.
Je pense à ceux qui ne sont plus là, que cela fasse quelques mois ou plusieurs années. Mon amour n'est pas éteint et ils vivent dans mes souvenirs d'hypermnésique émotionnelle. Merci de votre présence qui m'a fait grandir. Tous.

vendredi 10 octobre 2025

Coût financier d'un bilan neuropsy: un investissement pour le mieux être.

On continue sur la lancée "Gemini est mon ami"...

Le coût d'un bilan neuropsychologique complet (TSA, TDAH, HPI/HPE) pour une femme adulte dans la région d'Angoulême (Charente, 16), en secteur libéral, est une dépense significative.

Étant donné l'orientation par un psychiatre (Dr Paul Cachau), le processus se décompose en deux types de coûts : les coûts médicaux (remboursés) et les coûts du bilan neuropsychologique (non remboursés).


1. Coût de la Consultation Psychiatrique

C'est l'étape médicale cruciale pour valider le diagnostic et, si nécessaire, prescrire un traitement pour le TDAH.

PrestationCoût estimé Psychiatre conv. Secteur 2Remboursement Assurance Maladie
Première Consultation de Psychiatrie75 € à 80 €Oui (sur la base du tarif conventionné, déduction faite de la participation forfaitaire).
Consultation de Suivi70 € à 75 €Oui (idem).

À noter : L'Assurance Maladie rembourse une partie de ces honoraires, mais un reste à charge est possible selon le secteur du médecin et la couverture de la mutuelle.


2. Coût du Bilan Neuropsychologique (Neuropsychologue Libéral en Charente)

Le bilan neuropsychologique est la partie la plus coûteuse, car il est réalisé par un neuropsychologue libéral et n'est pas pris en charge par l'Assurance Maladie. Le coût varie selon les tests nécessaires.

Les professionnels de la région d'Angoulême et des environs affichent les tarifs suivants :

A. Composante HPI/HPE (Efficience Intellectuelle)

L'évaluation du Haut Potentiel (HPI/HPE) passe par la passation d'un test de QI adulte (WAIS-IV).

  • Bilan Psychométrique (QI - WAIS IV) :

    • Prix moyen observé : 250 € à 390 €

    • Exemples locaux : Certains professionnels affichent 250 € ou 300 € pour la WAIS IV (test, analyse, compte-rendu).

B. Composante TDAH (Fonctions Exécutives et Attentionnelles)

Le diagnostic du TDAH nécessite le QI plus des tests spécifiques et des questionnaires (DIVA-5, tests attentionnels).

  • Bilan Neuropsychologique (Attentionnel/Exécutif, sans QI ou avec) :

    • Prix moyen observé : 300 € à 550 €

    • Exemples locaux : Un Bilan Neuropsychologique (souvent incluant le QI et les tests complémentaires) est souvent proposé entre 300 € et 480 €.

C. Composante TSA (Trouble du Spectre de l'Autisme)

Le diagnostic du TSA chez l'adulte est complexe et nécessite souvent des outils validés comme l'ADI-R (entretien avec un proche) et l'ADOS-2 (observation).

  • Bilan TSA Adulte :

    • Prix souvent plus élevé, estimé : 550 € à 800 €

    • Attention : Le prix exact dépendra de la nécessité et de la disponibilité des outils spécifiques (ADOS-2/ADI-R) dans la région pour les adultes, ce qui peut obliger à se déplacer ou à payer pour une expertise très spécifique.

3. Coût Global Estimé pour un Bilan Complet

Pour une femme de plus de 40 ans nécessitant l'évaluation des trois dimensions (TSA, TDAH, HPI) en secteur libéral :

Le coût d'un bilan complet "trinôme" (HPI + TDAH + TSA) en secteur libéral dans la région d'Angoulême se situera probablement dans la fourchette :

Ce montant varie fortement selon :

  1. L'exhaustivité du bilan (tous les professionnels ne proposent pas les outils ADI-R et ADOS-2 pour adultes TSA).

  2. Le temps passé (un bilan plus long coûte plus cher).

  3. La spécialisation du professionnel.

Il est essentiel de demander un devis détaillé au neuropsychologue afin de connaître le coût exact et les modalités de paiement (certains acceptent le paiement échelonné). Pensez également à vérifier votre mutuelle pour un éventuel remboursement partiel sur les séances de psychologue ou de neuropsychologue.


Il s'avère que ma psychologue est formée pour faire passer les tests du bilan neurocognitif, et d'efficience intellectuelle. Ayant déjà passés les tests TSA en 2016, j'ai un compte rendu qui explique que je n'en présente pas les signes. C'est OK.

Pour 450€, je passerais WAIS-IV, DIVA-5, et le bilan TDAH.

Merci à Gemini pour sa participation à cette partie de ma réalité.

Dès que j'ai eu le devis, j'ai validé.